• [^] # Re: Errata

    Posté par . En réponse au journal Les distributions linux nouvelle génération. Évalué à 4.

    Certes mais il faut des exemples concrets pour savoir exactement de quoi il veut parler.

    Prenons un exemple : DSL, distro bien particulière pour utilisateurs de niche. Pourtant je suis persuadé que ceux qui l'utilise sont content qu'elle soit là !

    La distro de niche a une vie facile à évaluer :

    1) soit elle est utile à personne, y compris pour ses concepteurs. Dans ce cas elle disparait dans l'indifférence la plus totale.

    2) Elle est utile à de nombreuses personnes qui sont prêtes à la soutenir, dans ce cas son concepteur, même si finalement peu intéressé, peut continuer dans de bonnes conditions.

    3) Elle est le produit d'un besoin réel de son concepteur et dans ce cas, quel que soit sont nombre d'utilisateur, elle servira au moins à une personne. Personne qui se dit que ce n'est pas la peine de garder son truc pour soi.

    Bref, je ne crois pas qu'il y ait franchement de perte d'énergie, de temps ou quoi que ce soit.

    Un bon exemple ce sont les éditeurs de texte. Je ne sais plus qui me disait que c'était un exemple frappant du dysfonctionnement du modèle du logiciel libre : il y a trop d'éditeur de texte qui ne sont pas utilisés, pas mis à jour et malgré tout présent sur sourceforge (par exemple).

    Ce n'est pas un dysfonctionnement, c'est un phénomène normal.

    J'apprends à programmer, pour me faire la main j'écris un éditeur de texte. Soit je l'utilise, soit je ne l'utilise pas. Autre problème : est-ce que je met son code source sur Internet ou pas ?
    D'un côté je pense qu'il ne sert pas à grand chose face à Emacs ou Vim, de l'autre je me dit que le code peut toujours intéresser un quidam.

    Dans tous les cas je ne perd rien, et personne ne perd à ce que je publie le code source. Donc dans le doute face à l'utilité de ce code, autant le publier.

    Conclusion : pleins de projets morts.

    Il y a autant de projets morts dans une communauté attachée au code fermé, sauf qu'ici le code ne sort des quatres murs de la maison de son développeur.