On dirait qu'ici, la plupart des intervenants ne connaissent pas les règles légales.
La règle, c'est que la proportion 80% / 20% est écrite dans le marbre. Cela signifie que si le privé a une fréquentation qui baisse pour faire, disons 15%, le financement sera à 85 / 15
Mais si la fréquentation du privé augmente, pour atteindre, disons, 25%, le financement sera à 80 / 20
Autrement dit : plus il y a d'élèves dans le privé, moins il est financé, et inversément pour le public : moins il y a d'élèves, plus ils est financé.
Dans les finances, je ne parle ici que du salaire des profs, et donc du nombre de classes. Donc on pourrait arriver à avoir des classes des 35 élèves dans le privé et 25 dans le public (ben oui, puisque le nombre de profs est limité par les 20% alors que le nombre d'élèves est théoriquement non maximisé)
Ajoutons pour faire bon poids : le financement de l'école privée ne concerne QUE les professeurs. Donc, les frais de scolarité sont consacrés : au personnel non enseignant, à l'entretien des locaux, aux frais pédagogiques.
Continuons d'alourdir la chose : les cantines du public sont subventionnées -généralement à 50%- par la commune. C'est interdit pour le privé. D'ou un coût de repas inférieur à 3¤ dans le public et supérieur à 5¤ dans le privé.
Enfin, petit témoignage personnel : j'ai 4 garçons, dont 3 scolarisés dans le privé (le 4eme ayant 6 mois, n'est évidemment pas scolarisé !)
Lorsque nous avons rencontré la directrice du primaire, nos motivations pour le privé ont été sincères : "nous sommes des chrétiens engagés, nous souhaitons un enseignement religieux -en plus de l'enseignement obligatoire-".
La réaction de la directrice : "ah, si vous saviez comme ca me fait plaisir de voir des parents qui me disent autre chose que : 'au moins, chez vous, je n'aurai pas 10 jours de grève par an comme dans le public'"
Donc je pense que le caractère "consummériste" dénoncé ci-dessus vient de là : nous avons eu 2 garçons dans le public, dans une très bonne école, mais 2 maitresses étaient "grévistes chroniques" (= elles les faisaient toutes), et la cantine heu... on va dire plus de 15 journées de grève annuelle. Je ne ment pas. Je pense que tous les marseillais qui me liront et qui ont un enfant dans le public connaissent l'ambiance des cantines sodhexo de la commune : entre les grèves "nationales EN", "locales EN", "spécifiques sodhexo"... on ne s'en sortait jamais. Le truc vraiment galère. Vraiment...
# Rappel des règles légales...
Posté par Paul POULAIN (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal [HS] "L'enseignement catholique fait le plein". Évalué à 6.
La règle, c'est que la proportion 80% / 20% est écrite dans le marbre. Cela signifie que si le privé a une fréquentation qui baisse pour faire, disons 15%, le financement sera à 85 / 15
Mais si la fréquentation du privé augmente, pour atteindre, disons, 25%, le financement sera à 80 / 20
Autrement dit : plus il y a d'élèves dans le privé, moins il est financé, et inversément pour le public : moins il y a d'élèves, plus ils est financé.
Dans les finances, je ne parle ici que du salaire des profs, et donc du nombre de classes. Donc on pourrait arriver à avoir des classes des 35 élèves dans le privé et 25 dans le public (ben oui, puisque le nombre de profs est limité par les 20% alors que le nombre d'élèves est théoriquement non maximisé)
Ajoutons pour faire bon poids : le financement de l'école privée ne concerne QUE les professeurs. Donc, les frais de scolarité sont consacrés : au personnel non enseignant, à l'entretien des locaux, aux frais pédagogiques.
Continuons d'alourdir la chose : les cantines du public sont subventionnées -généralement à 50%- par la commune. C'est interdit pour le privé. D'ou un coût de repas inférieur à 3¤ dans le public et supérieur à 5¤ dans le privé.
Enfin, petit témoignage personnel : j'ai 4 garçons, dont 3 scolarisés dans le privé (le 4eme ayant 6 mois, n'est évidemment pas scolarisé !)
Lorsque nous avons rencontré la directrice du primaire, nos motivations pour le privé ont été sincères : "nous sommes des chrétiens engagés, nous souhaitons un enseignement religieux -en plus de l'enseignement obligatoire-".
La réaction de la directrice : "ah, si vous saviez comme ca me fait plaisir de voir des parents qui me disent autre chose que : 'au moins, chez vous, je n'aurai pas 10 jours de grève par an comme dans le public'"
Donc je pense que le caractère "consummériste" dénoncé ci-dessus vient de là : nous avons eu 2 garçons dans le public, dans une très bonne école, mais 2 maitresses étaient "grévistes chroniques" (= elles les faisaient toutes), et la cantine heu... on va dire plus de 15 journées de grève annuelle. Je ne ment pas. Je pense que tous les marseillais qui me liront et qui ont un enfant dans le public connaissent l'ambiance des cantines sodhexo de la commune : entre les grèves "nationales EN", "locales EN", "spécifiques sodhexo"... on ne s'en sortait jamais. Le truc vraiment galère. Vraiment...