• [^] # Re: ...

    Posté par . En réponse au journal [HS] "L'enseignement catholique fait le plein". Évalué à 7.

    Idem.

    Quand j'étais au lycée, j'avais un prof' principal qui, lui, visait 100% de réussite au bac, ce qui nous faisait doucement sourire. On a beaucoup moins rigolé quand on s'est rendu compte qu'il s'arrangeait pour éjecter au cours de l'année les élèves qui, selon lui, n'aurait apparement pas le niveau au jour J. Pour le reste, j'ai eu la même année des enseignants formidables qui, outre la qualité de leurs cours, ont été les premiers à sonner l'alarme quand j'ai commencé à être très en difficulté.

    Bref, être professeur, plus que n'importe quel autre métier, se doit d'être une vocation. Malheureusement, comme dans toute filière, on aura des carriéristes qui porteront préjudice à leurs élèves.

    C'est pour cela que je refuse de jeter l'anathème sur le système scolaire en général, même s'il m'a beaucoup déçu à certaines époques. Ensiegner n'est pas facile et, même dans la plus pourrie des écoles de quartier, il y a toujours un enseignant qui fait son travail avec beaucoup de conscience et qu'il faut soutenir.

    Vouloir le meilleur pour ses enfants est parfaitement normal et j'en ferais autant, mais le problème de " l'attitude consumériste ", selon moi, c'est que l'on sait très bien que de cette manière, il n'y aura pas de place pour tout le monde. Faire jouer la concurrence n'est valable que si toutes les écoles deviennent privées, et ce n'est pas souhaitable. Même les familles les plus aisées devraient avoir le droit à un enseignement public de qualité, au même titre que tous les autres.

    Le vrai problème est de pouvoir s'impliquer dans la vie de l'école, en tant qu'élève ou en tant que parent d'élève, pour pouvoir y faire changer les choses quant elles ont réellement besoin de l'être. Et notamment, trouver des financements.

    Je n'ai rien contre le fait de "pousser les murs" des écoles privées en soi, si ce n'est que cela risque de conduire à la fermeture de plus de classes et d'écoles, avec des gamins obligés de faire 40 kms par jour par rallier la plus proche. Et tout cela sans garantie que les programmes privés tiennent leurs promesses.