Pour 17, 18 et 19, on voit que c’est répandu dans les langues romanes et que le latin avait déjà 18 et 19 d’irréguliers (comptés à rebours de vingt, d’ailleurs). En tout cas, je ne vois pas comment 60 pourrait avoir eu une quelconque influence ici.
Pour 70, 80 et 90, cela vient de l’utilisation de la base 20 (vingt et dix, deux vingt, — et dix, trois-vingt, — et dix, quatre-vingt, six-vingt…). Bien que cette base ne soit vraiment plus utilisée, elle l’était par les Celtes (voir le breton, le gallois, l’irlandais) et les Normands (encore en danois). Cette base est bien pratique pour les « petits grands nombres ». L’utilisation d’une vraie base 20 (au sens mathématique, avec les puissances de 20 : 400, 8000, etc., comme les Mayas) n’est pas commune en Europe, preuve qu’il s’agit d’une base secondaire, comme 5 et 12.
Après, savoir pourquoi certains mots restent alors qu’ils sont irréguliers et qu’ils n’ont plus de pendant dans la « vraie » vie, c’est assez inexplicable… (quoique, l’irrégularité, ça titille, ça donne une raison de s’en souvenir…)
[^] # Re: Crayon à papier?
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal Le crayon à papier sauvera-t-il l'informatique ?. Évalué à 3.
Pour 17, 18 et 19, on voit que c’est répandu dans les langues romanes et que le latin avait déjà 18 et 19 d’irréguliers (comptés à rebours de vingt, d’ailleurs). En tout cas, je ne vois pas comment 60 pourrait avoir eu une quelconque influence ici.
Pour 70, 80 et 90, cela vient de l’utilisation de la base 20 (vingt et dix, deux vingt, — et dix, trois-vingt, — et dix, quatre-vingt, six-vingt…). Bien que cette base ne soit vraiment plus utilisée, elle l’était par les Celtes (voir le breton, le gallois, l’irlandais) et les Normands (encore en danois). Cette base est bien pratique pour les « petits grands nombres ». L’utilisation d’une vraie base 20 (au sens mathématique, avec les puissances de 20 : 400, 8000, etc., comme les Mayas) n’est pas commune en Europe, preuve qu’il s’agit d’une base secondaire, comme 5 et 12.
Après, savoir pourquoi certains mots restent alors qu’ils sont irréguliers et qu’ils n’ont plus de pendant dans la « vraie » vie, c’est assez inexplicable… (quoique, l’irrégularité, ça titille, ça donne une raison de s’en souvenir…)