La problématique n'est pas « était-ce mieux avant? » mais « comment en est-on arrivé là? ».
Je ne peux pas rentrer dans des considérations pédagogiques complexes mais il y aurait beaucoup à dire là-dessus.
Toujours est-il que tout professeur de collège te dira que beaucoup d'élèves de troisième sont envoyés en seconde alors qu'ils sont loin d'avoir le niveau requis; c'est une volonté politique.
Tous les établissement sont assujettis à un pourcentage de passage obligatoire! Ça fait mal à entendre mais c'est ainsi.
Le passage de seconde en première reste une formalité (passage à l'ancienneté) et le passage de première en terminale est au bon vouloir des parents; reste le BAC avec tous les points facilement obtenus (sans parler des bac techniques où les notes sont systématiquement multipliée par un coefficient adéquat pour obtenir un pourcentage de réussite convenable).
Combien de fois ai-je entendu l'administration dire « attention, si l'année prochaine on ne sort pas 5 premières S, il y aura des suppression de poste en maths... » donc on "sort" 5 première S dont deux avec un niveau raz la terre.
Dans l'établissement où je suis il y a aussi des cap et des bep. Certains élèves se voient refuser les cap/bep par manque de place... On les envoie en seconde, au chaud... L'année suivante, après une année à côté du radiateur, ils ne sont plus prioritaires sur les nouveaux postulants aux cap/bep; ils repiquent puis on les laisse passer en première technique (à l'ancienneté comme on dit chez nous). C'est du vécu!
Il y a donc non seulement des problèmes pédagogiques mais aussi des problèmes d'orientations (ces derniers étant surtout explicables par des contraintes financières).
[^] # Re: Mouaif
Posté par Philippe Ivaldi . En réponse au journal La dégradation de l'enseignement. Évalué à 4.
Je ne peux pas rentrer dans des considérations pédagogiques complexes mais il y aurait beaucoup à dire là-dessus.
Toujours est-il que tout professeur de collège te dira que beaucoup d'élèves de troisième sont envoyés en seconde alors qu'ils sont loin d'avoir le niveau requis; c'est une volonté politique.
Tous les établissement sont assujettis à un pourcentage de passage obligatoire! Ça fait mal à entendre mais c'est ainsi.
Le passage de seconde en première reste une formalité (passage à l'ancienneté) et le passage de première en terminale est au bon vouloir des parents; reste le BAC avec tous les points facilement obtenus (sans parler des bac techniques où les notes sont systématiquement multipliée par un coefficient adéquat pour obtenir un pourcentage de réussite convenable).
Combien de fois ai-je entendu l'administration dire « attention, si l'année prochaine on ne sort pas 5 premières S, il y aura des suppression de poste en maths... » donc on "sort" 5 première S dont deux avec un niveau raz la terre.
Dans l'établissement où je suis il y a aussi des cap et des bep. Certains élèves se voient refuser les cap/bep par manque de place... On les envoie en seconde, au chaud... L'année suivante, après une année à côté du radiateur, ils ne sont plus prioritaires sur les nouveaux postulants aux cap/bep; ils repiquent puis on les laisse passer en première technique (à l'ancienneté comme on dit chez nous). C'est du vécu!
Il y a donc non seulement des problèmes pédagogiques mais aussi des problèmes d'orientations (ces derniers étant surtout explicables par des contraintes financières).