on peut apprendre plusieurs choses tout de meme:
-Un expert a trouvé 11 solutions (non citées. Quelqu'un à le papier de l'expert?[1]) permattant le filtrage du P2P. Parmi ces 11 solutions, 7 peuvent être appliqué à Scarlet.
-Je cite: Parmi ces 7 solutions, l'expert a estimé qu'une seule "audible networks" (copysense network appliance) "cherche a identifier le contenu musical protégé dans les flux P2P". Les autres solutions n'étant que du filtrage à grande échelle, quoi. De plus l'expert conclut que sur le moyen terme (2-3 ans), la solution ne fonctionnera plus pour cause de cryptage, que la solution coute cher et n'est sans doute pas dimensionnée pour un FAI.
un petit lien qui explique ce que fait audible networks: http://www.audiblemagic.com/products-services/copysense/
Pour le juge, ça doit apparaître comme la solution idéale: tu branches, tu cliques, et hop, plus aucun fichier protégé par le droit d'auteur ne circule par la.
N'oublions pas que selon le juge, Scarlet ne fait rien pour arreter des actions illicites (violation de droit d'auteur reconnue). Mais Scarlet n'a rien a faire tant qu'il n'existe pas de solution technique..
SABAM s'appuye sur le fait que la techno "audible networks" existe, que des FAI l'utilisent, ainsi que MySpace, donc c'est dimensionné.
OK pour la solution, je ne suis pas expert, je ne sais pas ce que vaut audible networks; mais il reste l'argument du cryptage;
en bas de la page 6, le contre argument de la SABAM sur le cryptage qui montre qu'ils n'ont rien compris:
(je cite) la SABAM soutient que la référence à l'encryption dans le cadre du peer-to-peer est abusive, puisque l'accès massif au réseau peer-to-peer suppose nécessairement que le contenu du fichier recherché par l'internaute soit lisible par tous les participants. La lecture et le téléchargement de ces fichiers ne peut pas être limité à un groupe restreint de personnes partageant un secret.
Et là, tout faux la SABAM!! scrogneugneu, c'est de la mauvaise foi ou quoi? Le fichier distant est en clair, l'accès à la recherche du fichier est faite en crypté, Scarlet ne voit rien (il n'est ni sur ta machine, ni sur le serveur distant), le téléchargement est en crypté, et le fichier atterit en clair sur le disque. Et audible networks ne verra rien de plus qu'une bouillie d'octets.
Ils ajoutent d'un autre côté que bon, ils veulent voir bloqué le P2P aujourd'hui. Demain, on verra plus tard. (je trouve cet argument la de meilleure qualité)
Continuons dans la mauvaise foi: le coût est très faible. 0.5 euros par internaute pour "audible networks". Mais 0.5euros pour 150000 internautes chaque mois pendant 3 ans. 2700000 euros. Dit comme ca, c'est un autre prix, mais bon (apres l'auditeur vache à lait, le FAI vache à lait).
Conséquences "marginales" évoquées: le bloquage de certains téléchargements légitimes. Réponse du tribunal: c'est pas bien grave, et la demande de la SABAM est conservée (!!!).
Scarlet contre attaque en évoquant des problèmes de respect de la vie privée. Il n'est qu'un "transporteur" de l'information, après tout, ce qui implique légalament pas mal de choses (voir le pdf pour les détails).
Réponse du tribunal: La demande de filtrer les oeuvres protégées n'impose pas à scarlet de "surveiller son réseau"; le tribunal demande juste de filtrer certains trucs, pas de surveiller le réseau, donc l'argument contre la vie privée ne tient plus. (je ne viole pas ta vie privée, j'interdis le téléchargement de fichiers musicaux protégés par le droit d'auteur, c'est bof comme argument encore une fois)
Je trouve que le juge ne connait rien à la technique non plus. Je ne sais pas quel expert à été trouvé, mais ne pas faire comprendre au juge que le filtrage impose une écoute de _tous_ les échanges, c'est qu'il n'a pas été fin.
Et enfin, je paraphrase le texte du jugement: l'intérmédiaire (scarlet, donc) n'a qu'un rôle de bloquage technique et automatique, l'intérmédiaire ne jouant aucun rôle actif, ce qui permet a Scarlet de ne rester qu'un "transporteur" de l'information.
A ce niveau, c'est soit de la mauvaise foi, soit de l'incompréhension complète.
Puis le juge écarte encore quelques points de détails en droit et conclut:
Scarlet à 6 mois pour mettre en place un système de filtrage à compter du 29 juin 2007.
Ma conclusion à moi:
Scarlet s'est mal défendu, l'expert à été d'une nullité effrayante, et le juge est quand même extremement coincé par pleins de points techniques et juridiques.. N'oublions pas que depuis le début, Scarlet est reconnu coupable (je ne sais pas si le mot est juste) de transporter des oeuvres protégées par le droit d'auteur.
Le juge doit donc faire cesser cette atteinte à la loi, et il n'a pas des masses de marges de manoeuvres...
[1] le papier de l'expert est il librement téléchargeable et consultable? N'y a t'il pas de droit d'auteurs? ;)
# lecture du jugement
Posté par octane . En réponse au journal La SACEM belge veut faire filtrer le P2P par les FAI.. Évalué à 9.
http://www.juriscom.net/documents/tpibruxelles20070629.pdf
on peut apprendre plusieurs choses tout de meme:
-Un expert a trouvé 11 solutions (non citées. Quelqu'un à le papier de l'expert?[1]) permattant le filtrage du P2P. Parmi ces 11 solutions, 7 peuvent être appliqué à Scarlet.
-Je cite: Parmi ces 7 solutions, l'expert a estimé qu'une seule "audible networks" (copysense network appliance) "cherche a identifier le contenu musical protégé dans les flux P2P". Les autres solutions n'étant que du filtrage à grande échelle, quoi. De plus l'expert conclut que sur le moyen terme (2-3 ans), la solution ne fonctionnera plus pour cause de cryptage, que la solution coute cher et n'est sans doute pas dimensionnée pour un FAI.
un petit lien qui explique ce que fait audible networks:
http://www.audiblemagic.com/products-services/copysense/
Pour le juge, ça doit apparaître comme la solution idéale: tu branches, tu cliques, et hop, plus aucun fichier protégé par le droit d'auteur ne circule par la.
N'oublions pas que selon le juge, Scarlet ne fait rien pour arreter des actions illicites (violation de droit d'auteur reconnue). Mais Scarlet n'a rien a faire tant qu'il n'existe pas de solution technique..
SABAM s'appuye sur le fait que la techno "audible networks" existe, que des FAI l'utilisent, ainsi que MySpace, donc c'est dimensionné.
OK pour la solution, je ne suis pas expert, je ne sais pas ce que vaut audible networks; mais il reste l'argument du cryptage;
en bas de la page 6, le contre argument de la SABAM sur le cryptage qui montre qu'ils n'ont rien compris:
(je cite) la SABAM soutient que la référence à l'encryption dans le cadre du peer-to-peer est abusive, puisque l'accès massif au réseau peer-to-peer suppose nécessairement que le contenu du fichier recherché par l'internaute soit lisible par tous les participants. La lecture et le téléchargement de ces fichiers ne peut pas être limité à un groupe restreint de personnes partageant un secret.
Et là, tout faux la SABAM!! scrogneugneu, c'est de la mauvaise foi ou quoi? Le fichier distant est en clair, l'accès à la recherche du fichier est faite en crypté, Scarlet ne voit rien (il n'est ni sur ta machine, ni sur le serveur distant), le téléchargement est en crypté, et le fichier atterit en clair sur le disque. Et audible networks ne verra rien de plus qu'une bouillie d'octets.
Ils ajoutent d'un autre côté que bon, ils veulent voir bloqué le P2P aujourd'hui. Demain, on verra plus tard. (je trouve cet argument la de meilleure qualité)
Continuons dans la mauvaise foi: le coût est très faible. 0.5 euros par internaute pour "audible networks". Mais 0.5euros pour 150000 internautes chaque mois pendant 3 ans. 2700000 euros. Dit comme ca, c'est un autre prix, mais bon (apres l'auditeur vache à lait, le FAI vache à lait).
Conséquences "marginales" évoquées: le bloquage de certains téléchargements légitimes. Réponse du tribunal: c'est pas bien grave, et la demande de la SABAM est conservée (!!!).
Scarlet contre attaque en évoquant des problèmes de respect de la vie privée. Il n'est qu'un "transporteur" de l'information, après tout, ce qui implique légalament pas mal de choses (voir le pdf pour les détails).
Réponse du tribunal: La demande de filtrer les oeuvres protégées n'impose pas à scarlet de "surveiller son réseau"; le tribunal demande juste de filtrer certains trucs, pas de surveiller le réseau, donc l'argument contre la vie privée ne tient plus. (je ne viole pas ta vie privée, j'interdis le téléchargement de fichiers musicaux protégés par le droit d'auteur, c'est bof comme argument encore une fois)
Je trouve que le juge ne connait rien à la technique non plus. Je ne sais pas quel expert à été trouvé, mais ne pas faire comprendre au juge que le filtrage impose une écoute de _tous_ les échanges, c'est qu'il n'a pas été fin.
Et enfin, je paraphrase le texte du jugement: l'intérmédiaire (scarlet, donc) n'a qu'un rôle de bloquage technique et automatique, l'intérmédiaire ne jouant aucun rôle actif, ce qui permet a Scarlet de ne rester qu'un "transporteur" de l'information.
A ce niveau, c'est soit de la mauvaise foi, soit de l'incompréhension complète.
Puis le juge écarte encore quelques points de détails en droit et conclut:
Scarlet à 6 mois pour mettre en place un système de filtrage à compter du 29 juin 2007.
Ma conclusion à moi:
Scarlet s'est mal défendu, l'expert à été d'une nullité effrayante, et le juge est quand même extremement coincé par pleins de points techniques et juridiques.. N'oublions pas que depuis le début, Scarlet est reconnu coupable (je ne sais pas si le mot est juste) de transporter des oeuvres protégées par le droit d'auteur.
Le juge doit donc faire cesser cette atteinte à la loi, et il n'a pas des masses de marges de manoeuvres...
[1] le papier de l'expert est il librement téléchargeable et consultable? N'y a t'il pas de droit d'auteurs? ;)