• [^] # Re: robustesse

    Posté par . En réponse au journal Comparo Suites Bureautique. Évalué à 7.

    Lorsque le document devient volumineux, le concept du WYSIWYG atteint se limites, et celui du WYMIWYG (What You Mean Is What You Get) prend tout son sens. Par exemple, quel est l'intérêt de découper les paragraphes sur les différentes pages au fur et a mesure, quel est celui de recompter continuellement les numéro de page, sur un document très long ?

    Pour fonctionner, le WYSIWYG doit absolument faire le rendu final en temps réel, ce qui fait que quand le document grossi, chaque modification revient à un recalcul complet de l'arrangement de toute la partie aval. Lorsque qu'on conçoit un document de façon incrémentale, y'a pas de partie aval, donc ça limite la charge. Mais sur un document de 100 page, c'est illusoire de penser pouvoir travailler ainsi. Et de toute façon, il faudra à un moment insérer une table des matières etc. Les suites bureautiques dont on parle ici souffrent toutes de ce problème, volontairement, par paradigme.

    La solution WYMIWYG ne fait le calcul qu'une seule fois, pour le rendu final. Du coup, les algos peuvent être plus fins et plus lourds, c'est une des raisons qui font que le découpage du contenu en pages est de meilleure qualité sur du WYMIWYG en général.

    Concrètement, au delà de 15 pages, regarde du coté de LaTeX. Si tu n'aimes pas trop, et que tu préfère le XML, regarde plutôt DocBook. Si tu n'aimes pas le WYMIWYG pure syntaxe, une excellente alternative est LyX , un front-end à LaTeX, qui permet de travailler avec un aperçu graphique du contenu, mais sous forme très simplifiée, sans algo de césure ni aucune optimisation. Ensuite, ça génère une source LaTeX et ça la compile, ce coup-ci avec toutes les optimisations et le découpage.