• # Du bon usage d'une encyclopédie

    Posté par . En réponse au journal Wikipedia encoe attaqué dans l'éducation. Évalué à 7.

    1. Une encyclopédie n'est pas une bibliothèque. Les (grandes) bibliothèques ont vocation à rassembler (quasiment) tout le savoir humain. Les encyclopédies n'ont vocation qu'à en faire un résumé succinct.

    2. Suit du 1 que les encyclopédies sont en quelque sorte le sommaire des bibliothèques. Celui qui souhaite des informations sur la topologie va d'abord lire l'article d'une encyclopédie, puis se dirigera vers les livres spécialisés sur le sujet. La nécessité de citer les sources est lié à cet usage de référence.

    3. Suit du 2 que les noms des auteurs des encyclopédies sont bien moins important que ceux des auteurs donnés comme sources.

    4. De plus, les noms d'auteurs ne sont vraiment utiles que pour différencier deux textes qui auraient le même titre. Pour ne citer qu'un exemple, Spinoza souhaitait que l'Éthique soit publiée anonymement. Son 1⁄2uvre aurait-elle eu moins d'intérêt si son souhait avait été respecté ? Non, évidemment. Les noms utilisés somme certificat de confiance ne sont utile qu'à ceux qui veulent mettre leur croyance dans des hypothèses scientifiques et à ceux qui pourraient bénéficier de cette nouvelle religion.

    5. Suit du 4 que les élèves devraient apprendre à ne croire personne, pas même leurs professeurs ou des chercheurs nobellisés. Malheureusement, la plupart des élèves ne remettent jamais en question les cours de leurs profs, ce qui arrange probablement ces derniers s'ils perçoivent le scepticisme à leur égard comme une forme d'insoumission. Les cours ne sont jamais argumentés d'ailleurs, les élèves sont supposés avoir confiance (la foi) en leurs profs, d'où l'incapacité de l'éducation nationale à enseigner la philosophie (qui pourrait pourtant être enseignée dès la maternelle).

    6. Suit du 5 que les arguments cités contre Wikipédia expriment un point de vue réactionnaire contre un projet qui, justement, impose le scepticisme à ses lecteurs.

    7. Suit du 6 que la question cruciale est : l'école doit-elle former des philosophes ou des croyants ? Des citoyens responsables et informés ou des moutons suivant aveuglément leurs bergers ? Les autoritaires préfèrent la deuxième réponse.