Je ne m'endette pas, d'ailleurs, je n'ai jamais souscris à un seul prêt à la consommation. Un seul prêt étudiant parce que je n'avais pas le choix.
J'ai un Codevi que j'alimente quand les impôts me laissent un peu d'argent de côté ou qu'ils ne me prennent pas tout parce que la mensualisation, c'est bien mais en abuser, ça craint et au final, il me reste à peine de quoi combler les coups durs. Heureusement que j'avais pensé à mettre de côté d'ailleurs, mais je suis loin d'arriver à pouvoir acquérir un bien immobilier.
J'ai majoritairement trouvé du travail par mes relations plus que par l'ANPE mais j'ai néanmoins apprécié l'assurance chômage quand ce fut nécessaire. Je me suis pris par la main et j'ai rangé mes idéaux de côté pour laisser ma région natale pour la RP parce qu'il y avait davantage d'opportunités.
Malgré tout, j'aimerais bien savoir comment certains que j'ai eu l'occasion de croiser ci et là ont pu s'offrir à 25-30 ans un premier appartement. Ont-ils passé les 5 premières années de leurs vies professionnelles à économiser le moindre centime quitte à ne jamais partir en vacances et à cumuler les heures sup ? Désolé mais ce n'est pas non plus ma vision de la vie même si j'ai eu peu de vacances pendant les 5 premières années, j'ai quand même besoin de souffler.
Je reconnais un grand courage aux personnes qui osent et réussissent à se lancer hors du cadre confortable du salariat mais il ne faudrait pas non plus qu'elles généralisent leurs cas particuliers et à vouloir imposer leur vision du travail. Pour eux, travailler plus signifie généralement et effectivement gagner plus mais pas pour un cadre comme moi, étant payé au forfait. De toutes façons, plus d'heures sup, c'est moins de temps avec ma fille et il y a des choses qui ne s'achètent pas ni se récupèrent.
Je veux aussi conclure sur le modèle américain : il faut arrêter de comparer la France aux USA. Ce n'est pas parce qu'ils peuvent prendre 3 emplois à la fois et en perdre un pour en retrouver un autre le lendemain que ça les rend plus heureux. Les inégalités entre citoyens y sont également davantage creusées et il n'est pas rare qu'une mère de famille cumule deux emplois pour s'en sortir sachant que l'un deux peut l'amener à faire deux heures de route aller-retour. Évidemment, comment alors empêcher son enfant de dériver vers la déliquance en ce cas ? Le problème ? La mère n'a pas le choix parce si elle ne travaille pas, ils ne mangent pas. C'est aussi ça, le côté sombre du modèle américain, il faut arrêter de n'y voir que les côtés positifs et ne pas oublier qu'un européen immigrant sera toujours plus privilégié qu'un habitant du Bronx.
[^] # Re: Désolé, cela ne me fait pas rire
Posté par Raphaël SurcouF (site web personnel) . En réponse au journal MWAHAHAHAHAHA !. Évalué à 5.
J'ai un Codevi que j'alimente quand les impôts me laissent un peu d'argent de côté ou qu'ils ne me prennent pas tout parce que la mensualisation, c'est bien mais en abuser, ça craint et au final, il me reste à peine de quoi combler les coups durs. Heureusement que j'avais pensé à mettre de côté d'ailleurs, mais je suis loin d'arriver à pouvoir acquérir un bien immobilier.
J'ai majoritairement trouvé du travail par mes relations plus que par l'ANPE mais j'ai néanmoins apprécié l'assurance chômage quand ce fut nécessaire. Je me suis pris par la main et j'ai rangé mes idéaux de côté pour laisser ma région natale pour la RP parce qu'il y avait davantage d'opportunités.
Malgré tout, j'aimerais bien savoir comment certains que j'ai eu l'occasion de croiser ci et là ont pu s'offrir à 25-30 ans un premier appartement. Ont-ils passé les 5 premières années de leurs vies professionnelles à économiser le moindre centime quitte à ne jamais partir en vacances et à cumuler les heures sup ? Désolé mais ce n'est pas non plus ma vision de la vie même si j'ai eu peu de vacances pendant les 5 premières années, j'ai quand même besoin de souffler.
Je reconnais un grand courage aux personnes qui osent et réussissent à se lancer hors du cadre confortable du salariat mais il ne faudrait pas non plus qu'elles généralisent leurs cas particuliers et à vouloir imposer leur vision du travail. Pour eux, travailler plus signifie généralement et effectivement gagner plus mais pas pour un cadre comme moi, étant payé au forfait. De toutes façons, plus d'heures sup, c'est moins de temps avec ma fille et il y a des choses qui ne s'achètent pas ni se récupèrent.
Je veux aussi conclure sur le modèle américain : il faut arrêter de comparer la France aux USA. Ce n'est pas parce qu'ils peuvent prendre 3 emplois à la fois et en perdre un pour en retrouver un autre le lendemain que ça les rend plus heureux. Les inégalités entre citoyens y sont également davantage creusées et il n'est pas rare qu'une mère de famille cumule deux emplois pour s'en sortir sachant que l'un deux peut l'amener à faire deux heures de route aller-retour. Évidemment, comment alors empêcher son enfant de dériver vers la déliquance en ce cas ? Le problème ? La mère n'a pas le choix parce si elle ne travaille pas, ils ne mangent pas. C'est aussi ça, le côté sombre du modèle américain, il faut arrêter de n'y voir que les côtés positifs et ne pas oublier qu'un européen immigrant sera toujours plus privilégié qu'un habitant du Bronx.