• [^] # Un joli conte de fées : Variante

    Posté par . En réponse au journal Nouvel accord sur des brevets, Microsoft en route pour dominer Linux?. Évalué à 10.

    Comme pour toutes les vieilles histoires que racontent les antiques bouches aux oreilles fraîches une fois rassemblées autour des âtres de toutes les chaumières du soir, il existe différentes versions, en voici une autre :


    Il était une fois un roi qui voulait étendre son pouvoir sur la terre entière.

    Un jour il décida de faire passer une loi décrétant qu'il serait le seul à même d'autoriser le soleil à se lever le matin et que ses sujets devraient lui payer un impôt sur la lumière du jour. Ses sujets s'esclaffèrent. Le roi, furieux, ordonna à son administration d'appliquer la loi. Les gens d'armes traquèrent, les juges condamnèrent et les geôliers emprisonnèrent.

    Les autres sujets, inquiets quant à leurs propres sorts, regrettaient de payer une nouvelle taxe mais les plus riches acceptèrent pour dormir en paix de payer pour eux et les pauvres serfs qui leur sont affidés.

    Un intrépide de passage leur dit :
    « - Idiots que vous êtes ! Avez-vous déjà vu le soleil rester couché ? Le roi n'a aucun pouvoir sur lui et ne peux donc vous en priver !

    - Étranger, tu ne nous apprend rien ! Mais autant le roi n'a aucun pouvoir sur le soleil autant son administration a du pouvoir sur nous ! Nous, nous préférons payer et dormir sur nos deux oreilles. »

    Le roi fort satisfait empocha la taxe, jamais il ne prit le risque de commander au soleil de se cacher mais jamais non plus le soleil ne lui désobéit.

    Et la vie continua, simple et paisible dans ce pays d'injustice jusqu'au jour ou un preux chevalier survint, fort de son abdominal surdéveloppé quoiqu'unique, de sa longue chevelure au vent, comme sa longue barbe et sa moustache d'ailleurs, chevauchant son fougueux pingouin (mais certains ornithologues affirment que c'est un manchot) qu'il ne cessait de lui accoler le nom de gnou (qui, il est vrai, aurait fait une meilleure monture a priori), protégé par son épais T-shirt en coton trempé (de sueur), dont l'oriflamme faisait flotter au vent la devise GPLv3 Roxor ! et propageait un filtre empoisonné et renforcé par le troisième cercle de magie qui, affirmait-il, avait le pouvoir de retourner l'absurdité de l'inique loi du roi contre lui seul…

    Euh, les enfants, je crois que grand-père a la mémoire qui divague un peu sur la fin du conte, alors allez tous vous coucher, et quand il aura recouvré la mémoire, il vous racontera la fin, c'est promis.