• [^] # Re: Je prends le contre-pied de l'avis général...

    Posté par . En réponse au journal Ten inconvenient truths. Évalué à 4.

    Je suis d'accord avec ce que tu dis, mais ce n'est pas parce qu'on est pour le respect des licences qu'on est en accord avec leur argumentaire. En l'occurrence, leurs arguments sentent le rance.

    1 - PirateBay.com, étendard du mouvement anti copyright, réalise des dizaines de milliers d’euros avec la publicité sur son site, tout en maintenant une rhétorique anti-establishment sur la musique gratuite


    C'est faire l'amalgame entre des connards hypocrites qui se disent ouvertement pirates en s'en faisant un fond de commerce et ceux qui sont pour une musique plus libre.

    2 - AllofMP3.com n’a aucune autorisation de commercialiser des MP3 du catalogue des membres de l’IFPI


    Je crois qu'ils n'en ont pas l'interdiction non plus (enfin ils n'ont pas le droit de distribuer dans les pays où c'est interdit quand même). Et quand bien même, on pointe un mauvais joueur du doigt, c'est sensé démontrer quoi ?

    3 - Les gangs criminels organisés et même les groupes terroristes utilisent le fruit des ventes de CD pour augmenter leur revenu et blanchir de l’argent.


    Comme la SACEM ? Qu'est-ce que c'est que ce truc bidon avec le terrorisme, je rêve !

    4 - Les personnes qui se livrent à des échanges illégaux de musiques n’ont strictement rien à faire que la musique qu’ils distribuent provienne des gros labels ou des petits indépendants.


    Dans la majorité des cas, en effet, et alors ? Leur but n'est pas de tuer les majors non plus...

    5 - Moins d’argent pour les labels, signifie moins d’argent pour prendre de risque sur des artistes plus underground et plus d’inclinaisons à investir sur des valeurs sûres comme American idol


    Ce qui est drôle, c'est que le deuxième magasin de vente en ligne de musique sur internet, c'est eMusic qui ne distribue que des indépendants... et sans DRM !

    Franchement, qu'on ne me dise pas que c'est par manque d'argent qu'ils ne produisent plus que de la bouse, ce qui est contredit par le fait que les gens s'échangent les trucs qui cartonnent sur p2p.

    6 - Les FAI axent souvent leur campagne de pub autour de la musique pour encourager les abonnements, mais ils facilitent aussi l’échange illégal de musique à grande échelle.


    Ils font leur pubs dessus, c'est vrai et on peut s'en plaindre, mais en quoi le facilitent-ils ?

    7 - Le mouvement anticopyright ne crée pas de travail, d’exportation, d’impôts ou de croissance économique – il est en grande partie constitué par des personnes pontifiant sur un monde commercial qu’elles ne connaissent à peine.


    Ça m'a l'air un peu gratuit...

    8 - Le piratage n’est pas causé par la pauvreté. Le professeur Zhang de l’Université de Nanjing a montré que ceux qui achetaient des produits contrefaits en Chine provenaient de classe économique moyenne, voire supérieure.


    L'europe c'est pas la chine, donc ça ne montre pas grand chose ici... et ne serait-ce pas parce que ce sont les gens plus aisé qui ont le matériel ?

    9 - La plupart des personnes savent qu’il est illégal de télécharger sans autorisation ce contenu, mais n’arrêteront pas tant que la loi ne les y contraindra pas, selon une étude du groupe MIPI (branche australienne de l’IFPI).


    Ou tant que l'offre n'est pas intéressante non plus. Ça montre surtout que leur modèle ne convainc personne.

    10 - Les réseaux P2P ne sont pas des places de premier choix pour découvrir de la musique puisque ce sont les morceaux les plus populaires qui y sont téléchargés le plus fréquemment.


    On les trouve où alors (Dans ton commerce ? pareil). Donc ça ne tue pas les petits artistes en fait ? Donc l'argent qui n'est pas dépensé en piratage de ceux qui reçoivent déjà plein de sous peut donc être utilisé pour acheter de l'"underground" ?