Un des problème serait la présomption de culpabilité. Il existe d'ailleurs malheureusement déjà à une moindre échelle. Lors d'un crime, on fait maintenant souvent des prélèvements.
L'ADN est encore beaucoup vu comme la preuve ultime. C'est aussi vrai pour les policiers, qui sont des gens comme toi et moi. S'il y a une trace d'ADN de quelqu'un de fiché sur un lieu de crime, pour peu que le fichage ait un lointain rapport avec le crime actuellement à l'étude, on aura une très forte présomption qui sera quasiment un "il est coupable, mettons tout en oeuvre pour le coffrer".
Ceci peut importe que la personne fichée soit réellement l'auteur du crime (parce que bon, on ne laisse pas des traces que lors des activités illégales et il suffit de passer au même endroit des jours avant, ou d'avoir touché un objet qui s'est retrouvé sur les lieux). C'est humain, mais c'est très dangereux.
Tant que l'ADN sera vu comme la preuve finale et incontestable, le fichage ADN c'est une présomption de culpabilité.
C'est un outil, donc s'il est bien utilisé il peut servir, mais quand on fiche des enfants pour un vol de friandises, le risque est démesuré par rapport au but.
Après il restera les autres types de dérives : eugénisme, tri "racial", sélection des personnes sur critères génétiques, etc.
[^] # Re: Boaf
Posté par Éric (site web personnel) . En réponse au journal Bientôt le fichage ADN à la naissance.... Évalué à 5.
L'ADN est encore beaucoup vu comme la preuve ultime. C'est aussi vrai pour les policiers, qui sont des gens comme toi et moi. S'il y a une trace d'ADN de quelqu'un de fiché sur un lieu de crime, pour peu que le fichage ait un lointain rapport avec le crime actuellement à l'étude, on aura une très forte présomption qui sera quasiment un "il est coupable, mettons tout en oeuvre pour le coffrer".
Ceci peut importe que la personne fichée soit réellement l'auteur du crime (parce que bon, on ne laisse pas des traces que lors des activités illégales et il suffit de passer au même endroit des jours avant, ou d'avoir touché un objet qui s'est retrouvé sur les lieux). C'est humain, mais c'est très dangereux.
Tant que l'ADN sera vu comme la preuve finale et incontestable, le fichage ADN c'est une présomption de culpabilité.
C'est un outil, donc s'il est bien utilisé il peut servir, mais quand on fiche des enfants pour un vol de friandises, le risque est démesuré par rapport au but.
Après il restera les autres types de dérives : eugénisme, tri "racial", sélection des personnes sur critères génétiques, etc.