Tu critiques beaucoup la pertinence des discussions avec les partenaires sociaux. Il s'agit pourtant d'une vision politique qui a fait ses preuves, comme on pratique par exemple en Belgique : les solutions unilatérales à des problèmes très complexes qui concernent beaucoup de domaines ayant chacun leur spécifité, entrainent forcément des incohérences et des inégalités. Derrière la formule des partenaires sociaux, il faut voir les représentants des différentes catégories d'acteurs (syndicats salariés et patronnaux, associations, ...), et donc l'expérience du terrain. C'est simplement reconnaître que le législateur ou le décréteur ne peut pas penser à tout. Cela ne peut déboucher que sur plus de justice (à condition que les différentes catégories soient effectivement bien représentées). C'est aussi développer une culture du compromis. Ce n'est pas négligeable : bien souvent, ce sont les solutions de compromis qui sont les plus pérennes et les mieux acceptées.
De même, restaurer ou instaurer un dialogue social dans l'entreprise, c'est à mon sens s'inspirer des pays nordiques où les syndicats sont très influents et bien organisés, et participent beaucoup au dynamisme économique. Si j'ai bien compris son programme, un salarié qui est défendu, et par là voit son travail valorisé, sera plus productif. Une entreprise dans laquelle les tensions sont apaisées sera plus... entreprenante. Est-ce suffisant pour relancer l'économie ? Je ne sais pas, mais ça me semble pas plus fumeux que « travailler plus ».
Pour les aspects concrets de ses finances, elle a beaucoup parlé de régionnalisation et de restructurations. Là encore, c'est une chasse aux gaspillages et une recherche de l'efficacité qui s'inspirent -- d'après ce que j'ai entendu dans une émision de radio -- d'une méthode qui a porté ses fruits en Italie et en Espagne.
[^] # Re: Commentaire mitigé.
Posté par yoplait . En réponse au journal Débat Présidentielles 2007. Évalué à 4.
De même, restaurer ou instaurer un dialogue social dans l'entreprise, c'est à mon sens s'inspirer des pays nordiques où les syndicats sont très influents et bien organisés, et participent beaucoup au dynamisme économique. Si j'ai bien compris son programme, un salarié qui est défendu, et par là voit son travail valorisé, sera plus productif. Une entreprise dans laquelle les tensions sont apaisées sera plus... entreprenante. Est-ce suffisant pour relancer l'économie ? Je ne sais pas, mais ça me semble pas plus fumeux que « travailler plus ».
Pour les aspects concrets de ses finances, elle a beaucoup parlé de régionnalisation et de restructurations. Là encore, c'est une chasse aux gaspillages et une recherche de l'efficacité qui s'inspirent -- d'après ce que j'ai entendu dans une émision de radio -- d'une méthode qui a porté ses fruits en Italie et en Espagne.