• # Nuclaire

    Posté par . En réponse au journal Débat Présidentielles 2007. Évalué à 4.

    Bon, le débat du nucléaire part dans tout les sens.
    Tentons une analyse de texte exhaustive


    Nicolas Sarkozy: Sur le nucléaire, vous êtes du côté de Chevènement ou du côté des Verts ? Confirmez-vous le choix nucléaire ?

    Ségolène Royal: Savez-vous quelle est la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France?


    Bon, les termes sont posés. On parle de la part du nucléaire dans la consommation.
    Bon, pour connaitre les vrais chiffres avant de définir qui a tort et qui a raison :
    http://www.industrie.gouv.fr/energie/politiqu/pdf/livre-blan(...)

    La part de la production est de 78 % (2002, mais bon c'est l'ordre. Tout le monde le sait).
    Pour la consommation, je peux pas dire. Je pense qu'on vend ce qui sort des centrales et qu'on fait joujou avec ce qui a un temps de réponse court pour la conso nationale, les contrats étant je pense stable.
    Si on vend du nucléaire, on peut dire que la réponse à la question est un chiffre inférieur à ces 78 % , je laisse le soin à qui veut de trouver les chiffres exacts.



    Nicolas Sarkozy: Oui, mais confirmez-vous ce choix? Nous avons, grâce au nucléaire, une indépendance sur l'électricité de la France à hauteur de la moitié.

    Vrai, on a une indépendance que d'autres n'ont pas.


    Ségolène Royal: Vous défendez le nucléaire, mais vous ignorez la part du nucléaire.

    On va bien voir. On va peut-être rigoler


    Nicolas Sarkozy: Non. La moitié de notre électricité est d'origine nucléaire.

    Notre production est à 78% de l'atome. Notre conso c'est moins. Je pense que c'est très sous estimé, mais je ne calcule pas.


    Ségolène Royal: Non, 17% seulement de l'électricité.
    Nicolas Sarkozy: Ce n'est pas exact, Madame.


    NS marque le point. SR vient de perdre la considération de toute la filière énergétique Française.
    SR pose la question précise, réponds un chiffre qui n'a rien à voir (production nucléaire sur conso énergétique nationale, je pense).
    L'ordre de grandeur est en tout cas superbement faux. Pas étonnant qu'elle propose de réduire le parc de moitié. Elle ne se rend pas compte.


    Ségolène Royal: Tout cela se verra. Mais si c'est cela.

    Elle s'enfonce.
    Ceux qui s'y connaisse ont honte pour elle. NS boit du petit lait.
    Il ne manque plus que la presse fasse son travail pour montrer qu'elle n'y connait rien (parce que ceux qui n'y connaisssent rien peuvent être trompés par son ton péremptoire malvenu). Mais la presse, c'est pas linuxfr...(soupir)


    Nicolas Sarkozy: Madame, c'est un choix majeur. Continuons-nous le choix du nucléaire ou l'arrête-t-on?

    Ségolène Royal: On augmente la part des énergies renouvelables.

    Nicolas Sarkozy: Continuons-nous le choix du nucléaire?

    Ségolène Royal: Du jour au lendemain, on ne va pas fermer les centrales nucléaires.


    Bon, c'est déjà ça.
    Par contre, les centrales arrivent en fin de vie.


    Nicolas Sarkozy: Vous confirmez l'EPR?

    Ségolène Royal: Non. Je suspends l'EPR dès que je suis élue


    Bon, c'est clair et net. Pas besoin de noyer le poisson (oui, j'en ai vu au dessus).


    Nicolas Sarkozy: Vous suspendez les nouvelles centrales et vous prolongez les vieilles.

    Bon point. C'est la question logique à poser.


    Ségolène Royal: L'EPR n'est pas une centrale. Vous mélangez tout. C'est le prototype. De quelle génération?

    Une perle.
    L'epr n'est pas une centrale. ridicule.
    Bon, pour s'amuser elle "fait son bourdin".


    Nicolas Sarkozy: C'est la quatrième génération.

    Ségolène Royal: C'est la troisième génération.

    Point à SR. Mais franchement, c'est anecdotique.


    Nicolas Sarkozy: Nous venons de le vendre à la Finlande, Madame. Les centrales nucléaires classiques ont une durée de vie. Les experts discutent, est-ce trente ans, cinquante ans pour le chapeau de couverture. Nous avons été obligés de déclencher les centrales de la quatrième génération, c'est le processus EPR qui a été acheté.

    Ségolène Royal: C'est la troisième génération. Non, la Finlande a son prototype.


    NS a raison sauf sur la génération. La Finlande n'a pas son prototype. La finlande à commandé un EPR à Aréva/Siemens. Il est en constructionn.
    C'est le premier construit, mais c'est pas un prototype. C'est juste le premier.


    Nicolas Sarkozy: Entre le moment où j'ai signé l'EPR et le moment où la première centrale s'ouvrira, il faut sept ans. Si vous revenez sur le choix de l'EPR, Madame, vous serez obligée pour respecter votre parole de garder le même pourcentage du nucléaire, de faire fonctionner les vieilles centrales plus longtemps. Cela veut dire que vous prendriez la responsabilité de faire fonctionner des vieilles centrales plus longtemps par refus du choix du progrès qui sont les centrales de la dernière génération. Ce n'est pas très raisonnable.

    Il a raison.



    Ségolène Royal: Vous avez une approche quand même très approximative sur un sujet extrêmement technique, mais, en même temps, extrêmement grave parce qu'il s'agit de l'énergie nucléaire. Vous venez de dire une série d'erreurs. Cela peut arriver, mais il faudra que vous révisiez un peu votre sujet, car il ne s'agit pas de la quatrième, mais de la troisième génération.


    C'est l'hopital qui se fout de la charité. La seule erreur de Sarko est sur la génération. Ségo fonce dans le mur.


    La Finlande a déjà un prototype. La question est de savoir s'il n'est pas plus intelligent de coopérer entre différents pays et de passer tout de suite à un investissement sur la quatrième génération. Premier point.


    Elle m'énerve, mais ça sort de l'analyse.
    La finlande a acheté du Areva. Y a pas de coopération à avoir.
    Et la 4eme génération, elle est en route mais pour 2030. Areva, le CEA et compagnie n'ont pas attendu pour investir.
    http://www.cea.fr/energie/nucleaire_la_boite_a_outils_de_la_(...)


    C'est pour cela que je rouvrirai le débat public sur l'énergie au Parlement, mais aussi avec les citoyens.

    Ca mange pas de pain. Mais bon, je crois que l'évolution du mix énergétique est une préoccupation constante, et des livres blancs il y en a à la pelle.


    Nicolas Sarkozy: Nous l'avons eu ce débat au Parlement. J'ai eu ce débat au Parlement au moment où j'ai signé l'EPR. La position des Finlandais consistait à nous dire, je connais le dossier: c'est bien beau que vous nous vendiez ce prototype, mais vous les Français, allez-vous le prendre? Comment AREVA pourra construire EPR en Finlande avec vous Présidente de la République qui expliquerait aux Finlandais que l'EPR est bien pour eux, mais qu'en France, on va continuer à réfléchir. Je suis cohérent.
    Ségolène Royal: C'est tout à fait incohérent. Pourquoi construire deux prototypes? Il y a celui en Finlande. Il serait plus intelligent d'investir déjà dans la quatrième génération. Pourquoi? Parce qu'on sait très bien que l'uranium, dans quelques années, va disparaître. Il y aura une pénurie d'uranium, donc une pénurie du combustible d'uranium.

    NS a raison. sur la crédibilité d'areva, mais on peut arguer que c'est une argumentation lobbyiste.
    Heureusement que la sncf a confiance dans le TGV.

    Ségo s'enfonce sur la question des prototypes. Le mal est à la racine, c'est pas des maladresses.


    Nicolas Sarkozy: Les spécialistes pour l'uranium disent que les ressources c'est entre 60 et 70 ans, et les ressources prévisibles jusqu'à deux siècles et demi compte tenu des progrès de la recherche.

    Ségolène Royal: Tout dépend du nombre de centrales construites dans le monde.


    Bon, je n'y connais rien, mais je donne des points à Sarko. l'uranium il y en a, en plus les régions sont stables. Et la prospection, c'est pas rien non plus.
    Ségo réponds sur la quantité de centrale.
    Ok, c'est bien gentil mais les études ne se font pas à consommation constante.


    Nicolas Sarkozy: Vous êtes écartelés dans votre majorité. Entre les Verts qui ne veulent pas de nucléaire et les Communistes qui veulent le nucléaire, que choisirez-vous?


    Haaa, tentative de cliver son camp.


    Ségolène Royal: Je choisis de maintenir le nucléaire, mais d'augmenter la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique. Je regarde avec beaucoup plus d'attention que cela n'a été fait où nous devons investir les fonds publics pour préparer l'énergie de demain. Ce qui est prometteur aujourd'hui, au moment où la question des déchets nucléaires n'a pas été résolue, c'est sans doute d'investir dans le recyclage des déchets nucléaires qui pourraient peut-être devenir justement demain le nouveau combustible avec les restes d'uranium, le nouveau combustible qui permettra justement de passer ce cap de la pénurie d'uranium. Voilà ce que je propose. Je pense que les technologies doivent avancer, mais qu'on ne peut pas aller vers le tout nucléaire. Au contraire, il faut diversifier le bouquet énergétique. C'est ce que je propose. C'est sans doute la raison pour laquelle mon projet relatif à l'écologie et à l'environnement a été si largement plébiscité par des associations indépendantes, parce qu'il est équilibré.


    >>je choisis de maintenir le nucléaire, mais d'augmenter la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique.

    Maintenir ? Elle ne veut pas remplacer les centrales. Donc elle veut diminuer.
    Augmenter la part ? Inéviablement si on diminue le nucléaire.
    Mais dans le bouquet électricité, ce qui n'est pas nucléaire est renouvelable (sauf epsilon).

    Sarko ddevrait attaquer sur Superphénix quant à l'utilisation de déchets comme combustibles. Mais il ne le fera pas. Pourtant c'est un bon coup


    Nicolas Sarkozy: Excusez-moi, comme c'est Mme Royal, elle est indépendante. Quand c'est moi, elle est dépendante.

    Bien vu

    Je ne suis pas pour le tout nucléaire, mais je dis qu'il n'est pas raisonnable de dire: on va poursuivre le nucléaire, mais on arrête le progrès dans le nucléaire. Ce n'est pas possible.

    Oui, c'est ce que j'ai dit.

    Bien sûr qu'il faut développer les énergies de substitution, je pense notamment aux départements et territoires d'outre-mer ou le solaire, l'éolien, la biomasse peut faire quelque chose d'extraordinaire. C'est une opportunité pour les départements et territoires d'outre-mer. A la Réunion, par exemple, on peut leur donner l'indépendance énergétique en investissant massivement dans la biomasse. Refuser le développement des nouvelles filières nucléaires, c'est...

    bon, c'est un clin d'oeil à l'outre mer. Mais c'est du blabla.




    CONCLUSION.

    SR est à la rue. Totalement. A un point jamais vu. Tout est incohérent, tout est faux.

    NS a tort sur le 50 % (quelqu'un calcule dans la salle), et sur la génération.
    Mais c'est broutille. Ca ne fausse pas les raisonnements.



    Voila, le troll peut repartir sur des bases solides.