• # Résumé:

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Réponses de François Bayrou au questionnaire Candidats.fr. Évalué à 4.

    A propos du "Trusted Computing":
    Pour François Bayrou, qui s'est exprimé à ce sujet le 14 mars 2006 à l'Assemblée Nationale, « des "mesures techniques permettant le contrôle à distance direct ou indirect d'une ou plusieurs fonctionnalités, ou l'accès à des données personnelles" devraient tout simplement être interdites ».

    Bon, où j'ai mis mon client VNC ? Et mon client SSH ? Ah, oui, dans mon cul (TM).

    A propos des DRM:
    Pour François Bayrou, la copie privée, pour un usage personnel, familial ou amical, doit être reconnue comme un droit pour le consommateur, pour le citoyen - et non pas seulement comme une "exception".

    Jusqu'ici tout va bien. C'est après que ça se gâte.
    Il peut cependant être légitime de mettre en vente un produit assorti de certaines restrictions techniques d'usage, clairement indiquées à l'acheteur. Reconnaître la légitimité de ces MTP ne suppose pas de légiférer pour en interdire le contournement (ce que prévoit la directive de 2001) ; ce sont deux décisions indépendantes du législateur.

    Là je comprends pas, il dit une chose, puis son contraire. Les restrictions sont connues des consommateurs. Le problème c'est que quand on veut l'oeuvre, soit on pirate pour ne pas avoir de DRM, soit on achète du DRM, parce que la maison de disque ne fait plus que ça. Il est où le choix légal là ? Où est la légitimité des MTP ? Les DRM je n'en veux pas mais on me les impose.

    Bon, par contre il est:
    - pour l'interopérabilité
    - pour l'exception de décompilation pour interopérabilité
    - pour les logiciels libres
    - contre l'interdiction des logiciels pouvant potentiellement être utilisés pour du piratage
    - contre l'utilisation des brevets logiciels pour freiner les logiciels libres
    - contre DADVSI dans sa version actuelle
    - contre la vente liée
    - pour les actions de groupe ("class actions") dans le droit français et européen
    - pour le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité)
    - pour le logiciel libre à l'école
    - pour privilégier le logiciel libre dans l'administration (mais avec le droit de choisir autre chose non libre, non interopérable si c'est beaucoup mieux =) )

    Un point soulevé intéressant est la question de la mondialisation des oeuvres numériques, et leur modes de diffusion. Si un prix unique émerge pour une oeuvre, cela ne permet pas aux pays au niveau de vie inférieur d'avoir accès à aux oeuvres. Une chanson à 1 euro c'est déjà cher en France, alors dans les pays en voie de développement, c'est hors de prix. Pourtant même dans ce cas je pense que les DRM ne servent à rien (vive le dézonage des lecteurs DVD), mais je ne suis pas sûr qu'ils l'aient perçu.

    Pour conclure, je suis un peu mitigé sur les brevets logiciels et les DRM, mais le principal est là, et permet d'avoir, je pense, raisonnablement confiance dans cette partie de son programme. Sauf si c'est un Chirac bis (qui a dit super-menteur ?), mais bon, qui ne tente rien n'a rien...