J'ai envie d'enfoncer le clou.
Au lieu de comparer Sarkozy avec Ségolène, voyons ce que ça donne avec un Sarkozy vs Le Pen.
Image le tôlé que Le Pen fairait s'il parlait des "moutons qu'on égorge" ?
Aucun journaliste n'a gueulé alors que c'est interdit en France depuis des années (au miniminimum 20 ans). J'ai des souvenirs d'histoires de "moutons qu'on égorge" mais j'avais 10 ou 12 ans (j'étais dans un quartier avec 65 % d'immigré/fils d'immigré). Il y a plus de 20 ans.
Si c'était Le Pen, on aurait gueulé au dérapage. Mais comme c'est Sarkozy, on ne dit rien.
J'ai entendu Sarkozy, parler de pédigrée (avec l'adjectif "judiciaire" pour faire passer la pilule) pour des gens ! Il l'a fait au moins deux fois à des mettings et c'est passé à la télé. On parle de pédigrée pour des animaux, parfois, jamais pour des humains.
Récemment, Sarkozy a dit que la pédophilie et les tendances au suicide étaient génétiques ! Faux-t-il que j'explique les dérives de ce type de raisonnement ? J'espère que non. Il y a-t-il un journaliste pour dire que Sarkozy a dérappé ? Non, 0, que dalle, nada. Heureusement que Bayrou et la gauche ont dénoncé cette puanteur.
Dans "à vous de juger" (ou "100 minutes pour convaincre" ?), émission de grande écoute, en prime time, j'ai , on a, des millions des personnes ont entendu Sarkozy dire un truc dans ce goût :
- "A cause de leur culture, les noirs et les maghrébins, même fils d'immigrés jusqu'à la troisième génération, ne peuvent s'adapter à la civilisation moderne de la France"
Franchement, il y a de quoi gerber toutes ses tripes. Aucun journaliste n'a gueulé. On a étouffé l'affaire. Imagine le tôlé si c'était Le Pen.
Grace à Sarkozy on a une lepenisation des esprits en toute impunité. Aujourd'hui des choses nauséabondes (le terme reflète ma pensée) peuvent être dites sans que les journalistes, et aussi disons le une majorité de français, ne soient choqués. Même les mouvements anti-raciste ferment leur gueule. Le nauséabond est devenu le politiquement correcte.
Et remettons ça dans un contexte "historique".
Le 21 avril 2002 Le Pen est au second tour.
Entre les deux tours on est dans une pseudo démocratie, les journalistes fusillent systématique Le Pen. On se croyait presque sous la dictature Chirac. J'en avais presque honte. M'enfin, ça ne duré que 15 jours.
La France, le peuple français, montre son indignation dans les rues.
Chirac est élus à plus de 82 %.
Sarkozy dit qu'il va lutter contre Le Pen.
Il divise la france.
En 2005 on a presque l'impression, certe très lointaine, que la France est en guerre civile. Guerre civile entre français.
Dernièrement Sarkozy parle d'identité française. Notons que l'amalgame immigration/identité française n'a pas été qualifié de dérappage par les journalistes. Les journalistes n'ont rien dit. Et dans la presse écrite ? Guère mieux.
Sarkozy qui parle d'identité française, c'est une excellente blague.
Sarkozy dit se sentir mieux avec l'esprit américain.
Sarkozy a dit plus d'une fois qu'il se sentait comme un étranger en France.
Sarkozy n'arrête pas de remettre en cause notre modèle républicain, n'arrête pas de le critiquer, alors que notre modèle républicain fait indiscutablement et fondamentalement notre identitié nationale.
En passant, Sarkozy dit, sans que les journalistes lui tape sur les doigts, que le modèle d'intégration de la France ne marche pas. C'est du pipo de chez pipo. La France est le pays européen où il y a le plus de mariages mixes, est le pays où le plus d'immigré veulent revendiquer la nationalité du pays d'"acceuil", est un des rare pays qui n'a pas viré au communautarisme. Comme d'hab Sarkozy assène une vérité, sans le moindre argument, et les journaliste laissent passer ça comme une lettre à la poste.
Sarkozy a voulu remettre en cause la lois 1905 sur la laïcité. Pas pour l'affirmé (il y a encore du boulot), mais pour l'assouplir. La laïcité est indissociable de l'identité française !
Sarkozy a introduit la religion dans les institutions. J'ai, on a tous vu la parole française portée sur les marches de Matignon par un représentant "institutionnalisé" d'une religion. Quand j'ai vu ça, je me suis pincé pour vérifier si je ne dormais pas.
Sarkozy attaque le "liberté, égalité, fraternité" et il ne restera que "liberté" pour ceux qui ont les moyens. L'égalité (qu'il caricature avec l'égalitarisme, c'est dire comme il y tient...) va être remplacé par sa conception de l'équité.
Et pour la fraternité ? Ça ne doit pas faire parti du vocabulaire de Sarkozy.
Il ne défend pas l'identité nationale, il sape ce qui fait son essence, il l'a détruit.
Et la encore les journalistes ferment leur gueule. Sont-ils tous cons ? Je ne crois pas. Alors au non de quoi ? Je n'en sais rien. Au non du populisme nauséabond, de l'audience.
Voila le parcours de la France en 5 ans. Compare l'attitude des journalistes entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2002 et maintenant. Et seulement 5 ans sont passés ! Franchement, ça fout le trouille. Seulement 5 ans.
L'identité nationale, ce qui fait qu'on est fière d'être France, qu'on est tous fière même si on est un immigré, ne sera plus dans peu de temps si Sarkozy est président vu le train où vont les choses. Quand Ségolène, et le PS dans son ensemble, veut remettre du sens dans l'identité française, remettre son vrai sens, veut réveiller les valeurs de la France, les journalistes trouvent ça "incongru". Mais où va-t-on ! ?
Sarkozy crée les problèmes, puis crée la "solution" (notez bien les guillemets), et les journalistes n'ont qu'à suivre ça. Il crée l'évènement, le "spectable". Les banlieux qui brulent, la police montre ses bicepses et jouent à Starky et Hutch dans les rues flash-ball au poing, les mots et les phases qui choquent puis créent des polémiques qui font couler de l'encre, etc.
Sarkozy crée l'histoire. Les journalistes adorent ça, ils vénèrent ça. Tous les soirs ils font une prière pour saint Sarko : "donnez nous aujourd'hui la une de demain".
La France, la France que j'aime, est en train de partir en couille et ça me fait mal.
"Aimez la ou quittez la" on va me dire.
Sarko n'aime pas la France, il aime le pouvoir, il aime être la star des média pour les plus grands plaisir des média. Et ces derniers le lui rendent bien.
Je n'ai pas envie d'épargner les journalistes dans leurs participations à la lepenisation des esprits.
[^] # Re: pfff
Posté par IsNotGood . En réponse au journal [politique] un documentaire "censuré". Évalué à 5.
Au lieu de comparer Sarkozy avec Ségolène, voyons ce que ça donne avec un Sarkozy vs Le Pen.
Image le tôlé que Le Pen fairait s'il parlait des "moutons qu'on égorge" ?
Aucun journaliste n'a gueulé alors que c'est interdit en France depuis des années (au miniminimum 20 ans). J'ai des souvenirs d'histoires de "moutons qu'on égorge" mais j'avais 10 ou 12 ans (j'étais dans un quartier avec 65 % d'immigré/fils d'immigré). Il y a plus de 20 ans.
Si c'était Le Pen, on aurait gueulé au dérapage. Mais comme c'est Sarkozy, on ne dit rien.
J'ai entendu Sarkozy, parler de pédigrée (avec l'adjectif "judiciaire" pour faire passer la pilule) pour des gens ! Il l'a fait au moins deux fois à des mettings et c'est passé à la télé. On parle de pédigrée pour des animaux, parfois, jamais pour des humains.
Récemment, Sarkozy a dit que la pédophilie et les tendances au suicide étaient génétiques ! Faux-t-il que j'explique les dérives de ce type de raisonnement ? J'espère que non. Il y a-t-il un journaliste pour dire que Sarkozy a dérappé ? Non, 0, que dalle, nada. Heureusement que Bayrou et la gauche ont dénoncé cette puanteur.
Dans "à vous de juger" (ou "100 minutes pour convaincre" ?), émission de grande écoute, en prime time, j'ai , on a, des millions des personnes ont entendu Sarkozy dire un truc dans ce goût :
- "A cause de leur culture, les noirs et les maghrébins, même fils d'immigrés jusqu'à la troisième génération, ne peuvent s'adapter à la civilisation moderne de la France"
Franchement, il y a de quoi gerber toutes ses tripes. Aucun journaliste n'a gueulé. On a étouffé l'affaire. Imagine le tôlé si c'était Le Pen.
Grace à Sarkozy on a une lepenisation des esprits en toute impunité. Aujourd'hui des choses nauséabondes (le terme reflète ma pensée) peuvent être dites sans que les journalistes, et aussi disons le une majorité de français, ne soient choqués. Même les mouvements anti-raciste ferment leur gueule. Le nauséabond est devenu le politiquement correcte.
Et remettons ça dans un contexte "historique".
Le 21 avril 2002 Le Pen est au second tour.
Entre les deux tours on est dans une pseudo démocratie, les journalistes fusillent systématique Le Pen. On se croyait presque sous la dictature Chirac. J'en avais presque honte. M'enfin, ça ne duré que 15 jours.
La France, le peuple français, montre son indignation dans les rues.
Chirac est élus à plus de 82 %.
Sarkozy dit qu'il va lutter contre Le Pen.
Il divise la france.
En 2005 on a presque l'impression, certe très lointaine, que la France est en guerre civile. Guerre civile entre français.
Dernièrement Sarkozy parle d'identité française. Notons que l'amalgame immigration/identité française n'a pas été qualifié de dérappage par les journalistes. Les journalistes n'ont rien dit. Et dans la presse écrite ? Guère mieux.
Sarkozy qui parle d'identité française, c'est une excellente blague.
Sarkozy dit se sentir mieux avec l'esprit américain.
Sarkozy a dit plus d'une fois qu'il se sentait comme un étranger en France.
Sarkozy n'arrête pas de remettre en cause notre modèle républicain, n'arrête pas de le critiquer, alors que notre modèle républicain fait indiscutablement et fondamentalement notre identitié nationale.
En passant, Sarkozy dit, sans que les journalistes lui tape sur les doigts, que le modèle d'intégration de la France ne marche pas. C'est du pipo de chez pipo. La France est le pays européen où il y a le plus de mariages mixes, est le pays où le plus d'immigré veulent revendiquer la nationalité du pays d'"acceuil", est un des rare pays qui n'a pas viré au communautarisme. Comme d'hab Sarkozy assène une vérité, sans le moindre argument, et les journaliste laissent passer ça comme une lettre à la poste.
Sarkozy a voulu remettre en cause la lois 1905 sur la laïcité. Pas pour l'affirmé (il y a encore du boulot), mais pour l'assouplir. La laïcité est indissociable de l'identité française !
Sarkozy a introduit la religion dans les institutions. J'ai, on a tous vu la parole française portée sur les marches de Matignon par un représentant "institutionnalisé" d'une religion. Quand j'ai vu ça, je me suis pincé pour vérifier si je ne dormais pas.
Sarkozy attaque le "liberté, égalité, fraternité" et il ne restera que "liberté" pour ceux qui ont les moyens. L'égalité (qu'il caricature avec l'égalitarisme, c'est dire comme il y tient...) va être remplacé par sa conception de l'équité.
Et pour la fraternité ? Ça ne doit pas faire parti du vocabulaire de Sarkozy.
Il ne défend pas l'identité nationale, il sape ce qui fait son essence, il l'a détruit.
Et la encore les journalistes ferment leur gueule. Sont-ils tous cons ? Je ne crois pas. Alors au non de quoi ? Je n'en sais rien. Au non du populisme nauséabond, de l'audience.
Voila le parcours de la France en 5 ans. Compare l'attitude des journalistes entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2002 et maintenant. Et seulement 5 ans sont passés ! Franchement, ça fout le trouille. Seulement 5 ans.
L'identité nationale, ce qui fait qu'on est fière d'être France, qu'on est tous fière même si on est un immigré, ne sera plus dans peu de temps si Sarkozy est président vu le train où vont les choses. Quand Ségolène, et le PS dans son ensemble, veut remettre du sens dans l'identité française, remettre son vrai sens, veut réveiller les valeurs de la France, les journalistes trouvent ça "incongru". Mais où va-t-on ! ?
Sarkozy crée les problèmes, puis crée la "solution" (notez bien les guillemets), et les journalistes n'ont qu'à suivre ça. Il crée l'évènement, le "spectable". Les banlieux qui brulent, la police montre ses bicepses et jouent à Starky et Hutch dans les rues flash-ball au poing, les mots et les phases qui choquent puis créent des polémiques qui font couler de l'encre, etc.
Sarkozy crée l'histoire. Les journalistes adorent ça, ils vénèrent ça. Tous les soirs ils font une prière pour saint Sarko : "donnez nous aujourd'hui la une de demain".
La France, la France que j'aime, est en train de partir en couille et ça me fait mal.
"Aimez la ou quittez la" on va me dire.
Sarko n'aime pas la France, il aime le pouvoir, il aime être la star des média pour les plus grands plaisir des média. Et ces derniers le lui rendent bien.
Je n'ai pas envie d'épargner les journalistes dans leurs participations à la lepenisation des esprits.