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    Posté par . En réponse au journal tirons le meilleur parti de chaque système. Évalué à 0.

    Chaque fois qu’une idée se voit suffisamment belle
    Que le commun des mortels vienne se l’accaparer
    Et que soudain l’on ne cesse plus de répéter
    Qu’il faudrait qu’elle appartienne à toute l’humanité.

    Le poète disait : « N’allons mourir pour elle »
    Je dis : « Foutons lui la paix », elle n’en sera que plus belle (x2)

    La liberté est une des premières idées que l’homme
    Apprivoisait pour en faire la première des normes
    C’est une belle idée, digne du plus grand apôtre
    Regrettons qu’elle s’arrête où commence celle des autres.

    Le poète disait : « N’allons mourir pour elle »
    Je dis : « Foutons lui la paix », elle n’en sera que plus belle (x2)

    Une fois que l’humain pose ses grosses mains
    Sur une idée qui au départ se voulait simple et sûre
    Une fois qu’en son sein il enfonce son drapeau
    Et se l’approprie à l’aide de quelque trop grand mot.

    Le poète disait : « N’allons mourir pour elle »
    Je dis : « Foutons lui la paix », elle n’en sera que plus belle (x2)

    Car quand l’idée se fait ordre, devoir, conseil ou menace
    Quand les dents de la passion viennent mordre sa carcasse
    Quand de l’intelligence naît le plus laid fanatisme
    On se demande en silence si l’on n’aurait pas mieux fait

    De surtout ne jamais ne jamais s’occuper d’elle
    Et de lui foutre la paix pour qu’elle n’en soit que plus belle (x2)

    Mais persiste une idée qui n’appartient qu’à l’espèce
    Précédemment citée, et c’est une idée maîtresse
    Une idée qui échappe à toute forme de calcul
    Et qui ne tue jamais l’homme, je parle du ridicule

    Le poète disait : « N’allons mourir pour elle »
    Je dis : « Foutons lui la paix », elle n’en sera que plus belle