La grosse différence, c'est qu'en général, les personnes qui sont derrière les projets libres n'ont aucun intérêt _financier_ à uniformiser et rendre profondément interropérables leurs applications, contrairement aux éditeurs de logiciels proprios qui tiennent fermement leurs développeurs sur une ligne directrice bien définie. :)
Adobe a un soucis de cohérence et d'homogénéité sur toute la gamme de ses produits, car il en maîtrise toute la chaîne de production, un peu comme Microsoft avec ses OS; c'est une cathédrale au sens Raymondien du terme, il y a une hiérarchie d'architectes qui décident des grandes directions ergonomique et des chartes graphiques et comportementales des applications.
Dans le monde du libre, il faut en général attendre que les besoins se fassent sentir pour construire quelque chose. Comme l'intérêt du libre ne réside pas dans le secret industriel ni dans la volonté de maintenir sa clientèle, les spécifications des formats et les sources sont libres, mais le processus d'homogénéisation prend un autre chemin que dans la cathédrale, il émane d'initiatives indépendantes comme freedesktop ou dans une bonne entente entre les projets.
De manière générale, le succès du libre se joue et se jouera là dessus : jusqu'où les gens (particuliers, entreprises) sont prêts à aller pour donner de leur temps de leur argent pour faire progresser le pot commun (le libre) ?
Bah sinon le point évident, c'est que je trouve assez logique que les produits d'une même société fonctionnent très bien ensemble :)
Un autre point également c'est qu'il faut bien préciser lorsqu'on parle d'interropabilité dans la presse, dans les administrations, et ailleurs, qu'on parle avant tout des *formats* et pas de la façon qu'ont les applications de fonctionner les unes avec/dans les autres.
# \_o< c0in! >o_/
Posté par Guillaume Denry (site web personnel) . En réponse au journal Inter-opérabilité. Évalué à 6.
Adobe a un soucis de cohérence et d'homogénéité sur toute la gamme de ses produits, car il en maîtrise toute la chaîne de production, un peu comme Microsoft avec ses OS; c'est une cathédrale au sens Raymondien du terme, il y a une hiérarchie d'architectes qui décident des grandes directions ergonomique et des chartes graphiques et comportementales des applications.
Dans le monde du libre, il faut en général attendre que les besoins se fassent sentir pour construire quelque chose. Comme l'intérêt du libre ne réside pas dans le secret industriel ni dans la volonté de maintenir sa clientèle, les spécifications des formats et les sources sont libres, mais le processus d'homogénéisation prend un autre chemin que dans la cathédrale, il émane d'initiatives indépendantes comme freedesktop ou dans une bonne entente entre les projets.
De manière générale, le succès du libre se joue et se jouera là dessus : jusqu'où les gens (particuliers, entreprises) sont prêts à aller pour donner de leur temps de leur argent pour faire progresser le pot commun (le libre) ?
Bah sinon le point évident, c'est que je trouve assez logique que les produits d'une même société fonctionnent très bien ensemble :)
Un autre point également c'est qu'il faut bien préciser lorsqu'on parle d'interropabilité dans la presse, dans les administrations, et ailleurs, qu'on parle avant tout des *formats* et pas de la façon qu'ont les applications de fonctionner les unes avec/dans les autres.