Je ne vois pas pourquoi avec cette mesure-là, on résoudrait par miracle le problème des heures sup non payées : tant que le chômage est haut, les patrons ont moyen de faire pression pour forcer ces heures sup bénévoles.
Peut-être certains patrons se paieront *un peu* plus, parce que c'est moins cher. Mais il ne faut pas oublier que si c'est moins cher, c'est parce qu'ils ne payent pas de charges sociales, donc c'est toujours ça d'argent en moins pour financer le chômage et les retraites.
Au final, ce sera quand-même le travailleur qui paiera les pots cassés (l'employé qui a fait des heures sup pour une retraite de misère, mais surtout celui qui n'a pas pu travailler à cause du premier, et touchera des cacahuètes pour survivre pendant qu'il sera au chomage).
Si on augmentait les charges sur les heures sup, et si on les abaissait sur les bas et moyens salaires, on entrerait alors dans une dynamique inverse où il serait intéressant (pour l'employeur) d'embaucher, plutôt que d'exploiter une poignée d'employés menacés de chômage.
[^] # Re: Avec quel argent ?
Posté par Aldoo . En réponse au journal Les 100 propositions de Ségolène Royal - Logiciels libres dans l'administration. Évalué à 5.
Peut-être certains patrons se paieront *un peu* plus, parce que c'est moins cher. Mais il ne faut pas oublier que si c'est moins cher, c'est parce qu'ils ne payent pas de charges sociales, donc c'est toujours ça d'argent en moins pour financer le chômage et les retraites.
Au final, ce sera quand-même le travailleur qui paiera les pots cassés (l'employé qui a fait des heures sup pour une retraite de misère, mais surtout celui qui n'a pas pu travailler à cause du premier, et touchera des cacahuètes pour survivre pendant qu'il sera au chomage).
Si on augmentait les charges sur les heures sup, et si on les abaissait sur les bas et moyens salaires, on entrerait alors dans une dynamique inverse où il serait intéressant (pour l'employeur) d'embaucher, plutôt que d'exploiter une poignée d'employés menacés de chômage.