Et quelle affaire mon dieu ! Avoir osé prononcer un mot qui quoique parfaitement compréhensible n'est pas dans le dictionnaire. Voilà qui nécessitait les 50 émissions télévisions, 300 interview radios, 4000 articles de presse et 50 000 blogs que l'Affaire a déchainée.
Dire qu'il y a des langues comme l'espéranto ou l'allemand où des mots nouveaux sont inventés et réinventés en permanence, tous les jours, par simple combinaison de radicaux, préfixes et suffixes déjà existants pour former un nouveau concept percutant jusque là inconnu et pourtant immédiatement compréhensible. Il faut lire des livres de Rabelais, s'imprégner de la liberté et de la créativité langagière qui y régnait alors pour voir qu'il en a été de même pour la langue française, aujourd'hui figée à un degré abracadabrantesque, malgré quelques papys comme le défunt Frédéric Dard qui font encore de la résistance.
Notre langue n'est pas la propriété exclusive des ronchons chargés de la préserver ; elle nous appartient à tous et, si nous décidons de pisser sur l'évier du conformisme ou dans le bidet de la sclérose, ça nous regarde ! Allons, les gars, verbaillons à qui mieux mieux et refoulons les purpuristes sur l'île déserte des langues mortes.
[^] # Re: C'est censé vouloir dire quoi?
Posté par Minos . En réponse au journal La bravitude fait débat. Évalué à 4.
Et quelle affaire mon dieu ! Avoir osé prononcer un mot qui quoique parfaitement compréhensible n'est pas dans le dictionnaire. Voilà qui nécessitait les 50 émissions télévisions, 300 interview radios, 4000 articles de presse et 50 000 blogs que l'Affaire a déchainée.
Dire qu'il y a des langues comme l'espéranto ou l'allemand où des mots nouveaux sont inventés et réinventés en permanence, tous les jours, par simple combinaison de radicaux, préfixes et suffixes déjà existants pour former un nouveau concept percutant jusque là inconnu et pourtant immédiatement compréhensible. Il faut lire des livres de Rabelais, s'imprégner de la liberté et de la créativité langagière qui y régnait alors pour voir qu'il en a été de même pour la langue française, aujourd'hui figée à un degré abracadabrantesque, malgré quelques papys comme le défunt Frédéric Dard qui font encore de la résistance.