• [^] # Re: trolleur professionnel

    Posté par . En réponse au journal Tanenbaum et les microkernels. Évalué à 9.

    Le chinois est une langue syllabique.

    J'étudie le japonais, pas le chinois, même si je pense que j'essayerai d'apprendre quelques bases de chinois, ma seule connaissance du chinois vient du japonais).

    Chaque syllabe correspond à un mot ou au moins à un champ sémantique. Même s'il y a 4 tons différents pour les 5 voyelles, il y a je pense quand même un certain nombre d'homophones.
    On peut les différencier grâce à leur champ sémantique.

    Les idéogrames chinois, en simplifiant, comportent généralement 2 partie :
    - une clef, qui justement donne le champ sémantique (clef de l'eau pour les liquides, clef des fleurs pour les plantes, etc). Il y a 230 clefs officielles, à peu près.
    - une seconde partie (optionnelle, car les clefs elle-même sont des idéogrammes) qui est utilisée pour sa valeur phonétique et qui donne au ton près la façon dont se prononce le caractère.

    De ce fait, il ne faut pas tant de connaissances que cela pour lire du chinois, de ce que j'en sais (c'est une autre paire de manche pour le japonais qui n'est pas une langue syllabique, mais qui utilise au moins en partie les idéogrammes chinois).

    Pour donner un exemple tiré des prononciations sino-japonaise des caractères chinois :
    clef de la parole 言 et prononciation GO 吾 donne le caractère 語 de langage ou histoire, qui se prononce GO (en japonais comme en chinois de Han, mais je n'ai pas le ton dans mon dico)

    Mais il faut voir les idéogrammes comme des radicaux (comme les radicaux latins ou grecs) que comme des mots isolé.

    Exemples : (pierre)(huile) 石油 -> pétrole (petrus)(oleum)
    (vie)(chose) 生物 -> être vivant
    [être vivant](étude) 生物学 -> biologie (bio)(logos)
    (main)(papier) 手紙 -> (c'est un exemple célèbre) "papier toilette" en chinois, et "lettre postale" en japonais.

    Bonne année du 亥