Je pense que le plus gros handicap est la modification. Les artistes sont souvent très conservateurs de ce point de vue et ne supportent pas qu'on puisse toucher à leur bébé. Ils le voient comme une atteinte à leur intégrité et donc comme quelque chose de négatif.
S'ils le voient comme une atteinte à leur intégrité ou à leur expression, ils n'ont pas tort d'y voir quelque chose de négatif.
Il y a un gros travail d'éducation à faire (et l'exemple du logiciel libre peut y aider).
"Éducation" est un terme assez déplacé : il ne s'agit pas d'un "mouvement de l'histoire" auquel il faudrait convertir les gens ; il s'agit d'une façon de faire qui a ses intérêts, mais pas forcément pour tout le monde, et dont il est d'abord intéressant de discuter et expérimenter.
Maintenant, on associe "droit d'auteur" et "rémunération" mais je pense que fondamentalement, ce sont deux questions totalement disjointes (et à l'origine, elle l'était).
Le droit d'auteur est pourtant la seule chose qui permet à l'auteur d'interdire à un tiers de profiter indûment (ie, sans contrepartie, fût-elle financière) de son travail.
La rémunération sur l'art n'est pas un droit,
C'est au moins une liberté de contrat.
et finalement, seule une poignée d'artistes peut vivre de son art (libre ou pas).
Et alors ?
On n'a pas attendu un modèle économique pour libérer les logiciels, on doit faire pareil pour l'art.
Sans vouloir offenser qui que ce soit, c'est façon de dire et/ou de faire ("on doit faire pareil", "éduquer") me fait franchement froid dans le dos, voir me révulse profondément.
Si les idées derrière le "libre" ont une excellente raison de foirer totalement, c'est au moins pour ce genre d'extrême planification totalitaire.
[^] # Re: Mauvaises hypothèse de départ
Posté par romain . En réponse au journal Modèle économique et justification de l'art libre ?. Évalué à 1.
"Éducation" est un terme assez déplacé : il ne s'agit pas d'un "mouvement de l'histoire" auquel il faudrait convertir les gens ; il s'agit d'une façon de faire qui a ses intérêts, mais pas forcément pour tout le monde, et dont il est d'abord intéressant de discuter et expérimenter.
Le droit d'auteur est pourtant la seule chose qui permet à l'auteur d'interdire à un tiers de profiter indûment (ie, sans contrepartie, fût-elle financière) de son travail.
C'est au moins une liberté de contrat.
Et alors ?
Sans vouloir offenser qui que ce soit, c'est façon de dire et/ou de faire ("on doit faire pareil", "éduquer") me fait franchement froid dans le dos, voir me révulse profondément.
Si les idées derrière le "libre" ont une excellente raison de foirer totalement, c'est au moins pour ce genre d'extrême planification totalitaire.