• [^] # Re: Questions triviales

    Posté par . En réponse au journal Modèle économique et justification de l'art libre ?. Évalué à 2.

    Le monde de l'art a ses règles, ses codes et ses contraintes.
    Que l'on réinvente ou l'on casse, quelque soit le domaine, par périodes. Les impressionnistes ont fait scandale. Dada a fait scandale. Stallman a fait scandale. Calvin a fait scandale.

    Si on cherche du côté des certitudes, rares sont celles qui s'appuient sur quelque chose de solide et ne se scandaliseront pas (ne seront pas fortement ébranlées) d'opinions contraires.

    Brader ses oeuvres est la pire des choses qu'un artiste puisse faire, avec pour conséquences la perte de l'estime de soi,
    C'est une chose.
    de l'estime des autres,
    C'en est une autre.

    Rendre libre une oeuvre ne signifie pas la brader ; dans le cas de la LAL, que je connais, c'est même totalement indépendant : on peut vendre une oeuvre plastique sous LAL a une somme énorme - le titulaire de la licence est l'acheteur, et lui seul, le temps qu'il possède l'oeuvre.

    Mais on rejoint peut être là une question qui me taraude : si une oeuvre plastique est "bradée", sur quoi est indexée sa valeur ? son précédent prix de vente ? ou des qualités intrinsèques (qui ont donc normalement une influence majeure sur le prix) ?

    Je pense surtout que dans le domaine du débat sur le libre/pas libre, il faut oublier (parce que c'est disjoint, même si ça peut être corrélé) :
    * la notion de qualité de l'oeuvre,
    * la problématique de la rémunération (qui découle en partie, parfois du point précédent),
    * le besoin réducteur de tout réunir sous la notion "d'art" ou "d'oeuvre", parce que les pratiques et les usages diffèrent non seulement selon les disciplines, mais aussi selon les sociétés et les individus. Si cela n'empêche pas de rapprocher ou d'étendre des pratiques (bien au contraire), cela permet d'éviter de mettre des étiquettes là où ça ne sert à rien.