• [^] # Re: Ca se discute, pourvu qu'on veuille bien en discuter...

    Posté par . En réponse au journal Chanteur en paradis fiscal et jeunes chercheurs en quête d'emploi. Évalué à 4.

    A première vue je dirai qu'en 2001 il y a eu un cadeau fiscal ?
    Un krach boursier dû à la webbubble 1.0, un 11 septembre 2001, et éventuellement un passage à l'euro qui a modifié la valeur des patrimoines en dollars (quand on est riche, on en a), et certainement à la marge un arrondi au bénéfice du contribualble pour le passage en euro.

    Sinon, si tu veux des commentaires sur la prose que tu trouves sur lle blog :
    non seulement vous payez des impôt sur les plus value (l’argent que vous gagnez pendant votre sommeil)
    Il manque un "éventuellement au pro rata des risques de votre investissement". Je veux bien ne pas pleurer sur le sort des quelques grands financiers, mais bon ce sont les arbres qui cachent une forêt de petits investisseurs.

    Donc si vous êtes très riche et qu’en moyenne votre fortune vous rapporte 8 % par an C'est sûr, pour l'exemple autant prendre un cas favorable. Mais il y a des riches qui s'appauvrissent aussi.

    Et il y a différents taux qui jouent sur la fortune indépendement du contribuable, comme l'inflation et les taux d'intêret.
    Et puis l'ISF, ça remplace pas le reste des impôts (revenue, foncier, plus value), ça vient en plus.
    Et puis tous les patrimoines ne rapportent pas 8% en bourse, je pense à des demeures et des apparts (qui n'ont une valeur que virtuelle tant que tu ne revends pas, valeur soumise au krach immobilier).

    Tous ça pour dire que les petits calculs pour dire que l'ISF n'est pas le grand satan que les riches montrent du doigt pour garder leur fortunes sont faiblards par natures.

    Le coût de l'ISF est supportable, rapporte un peut d'argent. Même compte tenu des limites de la simplification, on a un ordre de grandeur. C'est pas mortel.
    Mais (et si j'avais de la thune c'est ce que je ferais), quand t'es riches c'est suffisement enervant pour placer ton argent dans un paradis fiscal (on ouvre des comptes aux caïman sur internet) ou pour engager un comptable qui te donnera les astuces.

    Donc même si il rapporte de l'argent (même si c'est symbolique sur le budget de l'état), par nature les gens essayent de lui échapper.

    le pragmatisme dirait qu'il faut baisser les seuils et les taux, ce qui élargirait l'assiette et ferait moins peur aux grande fortune (l'ISF reste malgrès la flambée de l'immo élitiste, donc par nature les imposables ont les moyens et le désir d'y échapper), soit qu'il faudrait le supprimer pour le reporter sur d'autres taxes existantes (foncière, revenus, bourse).
    Parce que l'ISF, c'est tellement français (dans sa mise en oeuvre) que ça en devient mondialement connus par les imposables potentiels qui voudraient venir en France.

    Seule l'idéologie le protège, parce qu'on pourrait facilement le supprimer sans pour autant faire de cadeau particulier et réduire les recettes.