• [^] # Re: Re:

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [HS] Pour un athéisme de combat. Évalué à 2.

    Je te prie de m'excuser mais je vais essayer de répondre à ton post et à celui de Khanh-Dang en même temps.

    En gros ma position n'est pas tellement éloigné de la votre. Je pense aussi que la science n'aura sans doute pas la réponse à toutes les questions (sur la philosophie ou sur la morale en particulier).

    La ou je diffère c'est sur la définition de la frontière.
    Pour vous il semble que vous ayez une vision très nette de la frontière et que vous puissiez décider à l'avance ou elle se trouve.
    Pour moi la frontière ne peut pas être définie à priori. Il n'est à mon avis pas possible de dire "cette question particulière ne relèvera jamais de la science".
    La limite est mouvante en fonction de l'avancée du front des connaissances.
    Par exemple les questions morales pourront peut-être un jour recevoir une explication en terme de substances chimiques dans le cerveau interagissant de façon complexe ? Qui peut décréter que cette possibilité est complètement à exclure ?

    Quand au sens de la vie, au fait que tu écrive :"je ne peux pas m'empêcher de penser qu'une partie de moi est utile à quelque chose, que je fais partie d'un grand tout, j'ai une vision plus pessimiste de la chose.
    Pourquoi y aurait-il un sens quelconque ?

    Quand tu regarde un caillou sur le sol est-ce que tu t'interroges sur le sens de son existence ? Sur le fait qu'il fait parti d'un grand tout ?
    Quand tu regarde une fourmi sur le sol est-ce que tu t'interroges sur le sens de son existence ? Sur le fait qu'elle fait partie d'un grand tout ?

    Pourquoi ce serait différent pour toi ou moi ?
    Pourquoi ce ne serait pas simplement de la matière soumise aveuglément aux lois de la physique, de la chimie ou de la biologie ? Sans sens particulier ?

    Je colle une citation (encore !) qui évoque ce sujet :

    "C'est l'une des plus dures leçon à apprendre pour les être humains. Nous ne pouvons pas admettre que les choses puissent n'être ni bonnes, ni mauvaises. Ni cruelles, ni bienveillantes, mais simplement dures. Indifférentes à toutes souffrance. Sans aucun but."
    Richard Dawkins