On "a" pas de l'homosexualité (avoir) ou on fait pas de l'homosexualité (acte) mais on "est" homosexuel. La différence est énorme !
Non, elle est spécieuse, parce que tu n'as même pas montré en quoi on "est" homosexuel, plus qu'on ne le fait.
Sur le même plan, on n'est pas plus "végétarien", "socialiste", "conservateur", "informaticien". Dire "je suis" est un abus de langage pour "je fais, j'agis".
L'homosexualité est une sexualité entre deux individus du même sexe. Elle se caractérise d'abord par l'acte, le comportement.
Que l'on se rattache, de façon identitaire, culturelle ou sentimentale à ce comportement, soit (on devient ce qu'on fait), mais c'est nécessairement dans un second temps, car ce qui caractérise ce rattachement, ce qui est au centre, ce qui justifie, c'est l'acte (et c'est valable pour tout).
Or, tous les actes ne se valent pas, non seulement en fonction de ce à quoi ils aboutissent (la fin), mais en fonction de leur nature même (le moyen).
Alors, ce en quoi on peut dire qu'on peut juger le comportement d'une personne, et non celle-ci, même si son comportement façonne (en partie) son être ? si on considère qu'une personne peut _toujours_ (se) changer, et qu'elle vaut donc, in fine, bien davantage que ce qu'elle fait, et même ce qu'elle est.
Ca vous parait contradictoire ? Pas si ça s'inscrit dans le temps, dans une histoire, dans une relation. Ce qui nous caractérise tous.
[^] # Re: religion et rationnalité
Posté par romain . En réponse au journal [HS] Pour un athéisme de combat. Évalué à 4.
Sur le même plan, on n'est pas plus "végétarien", "socialiste", "conservateur", "informaticien". Dire "je suis" est un abus de langage pour "je fais, j'agis".
L'homosexualité est une sexualité entre deux individus du même sexe. Elle se caractérise d'abord par l'acte, le comportement.
Que l'on se rattache, de façon identitaire, culturelle ou sentimentale à ce comportement, soit (on devient ce qu'on fait), mais c'est nécessairement dans un second temps, car ce qui caractérise ce rattachement, ce qui est au centre, ce qui justifie, c'est l'acte (et c'est valable pour tout).
Or, tous les actes ne se valent pas, non seulement en fonction de ce à quoi ils aboutissent (la fin), mais en fonction de leur nature même (le moyen).
Alors, ce en quoi on peut dire qu'on peut juger le comportement d'une personne, et non celle-ci, même si son comportement façonne (en partie) son être ? si on considère qu'une personne peut _toujours_ (se) changer, et qu'elle vaut donc, in fine, bien davantage que ce qu'elle fait, et même ce qu'elle est.
Ca vous parait contradictoire ? Pas si ça s'inscrit dans le temps, dans une histoire, dans une relation. Ce qui nous caractérise tous.