• # Bien vivre son incroyance

    Posté par . En réponse au journal [HS] Pour un athéisme de combat. Évalué à 3.

    Ce qu'il est important de faire, quand on est anti-clérical, c'est surtout de ne pas se laisser enfermer dans la preuve de l'existence ou de l'inexistence d'un dieu. Le vrai athée se contrefiche totalement de cette question.
    Ce n'est pas la réponse qui ne l'intéresse pas, c'est la question.
    Qu'un dieu existe ou pas ne doit rien changer à ma façon de vivre, voilà, c'est tout. Et au pire, s'il devait vraiment exister, je pense, comme Bakounine chanté par Léo Ferré, qu'il serait bon de s'en débarrasser, et de vivre sans lui.
    Il ne faut donc aussi accorder aucune importance à tous les salamalecs des croyants. C'est pour ça que ceux qui se font débaptiser, à mon avis, ont tort, et re-donnent raison (si on peut dire...) aux croyants : ils redonnent de l'importance à une chose dont le vrai athée (à mon sens) devrait se foutre royalement.
    Je préfère mon incertitude, éventuellement angoissée, à une certitude qui se borne.
    Il importe aussi de ne pas se recréer un catéchisme, un dogme d'anti-croyance, il ne faut pas recréer de religion civile, ne rien ériger en dogme intouchable (même le logiciel libre et même wikipedia, d'ailleurs).