Pour avoir participé à quelques projets pleinements finalisés (hum, hum, proprios surtouts), il faut bien le reconnaître : peaufiner un projet pour qu'il soit bien intégré avec le système, s'assurer qu'il ne plante pas pour des conneries, que les cas d'erreurs affichent des messages compréhensibles, que la doc soit à jour, que la compatibilité ascendante soit un peu près préservée, que le déploiement se passe bien, vérifié qu'on a pas laissé d'instructions de debug, sans parler des problèmes purement ergonomiques, où les utilisateurs peuvent littéralement bloquer et qui t'oblige à repenser ton interface (ton égo en prends un coup là), tout ça c'est une montagne astronomique de boulot over-chiantissime (mais indispensable), qui fait qu'on a pas toujours envie de s'y mettre (d'autant plus quand on en a conscience).
J'avais commencé il y a un an un framework : ma motivation était proche de 0. Pour avoir quelque chose de fonctionnel, il fallait aligner des tartines de code avant d'avoir quelque chose qui bouge à l'écran. Et quand on est seul, personne pour t'aider (puisque rien à montrer), il vaut mieux avoir une motivation en béton. Je pense que si j'avais été payé, le boulot aurait été torché en 2 semaines.
Je pense qu'il y a une masse critique en-deça de laquelle ce n'est pas motivant faute d'avoir quelque chose de fonctionnel et au-delà où c'est tout aussi pénible, puisqu'on a l'impression de passer son temps à essayer ne pas casser l'existant (le syndrome usine à gaz, en somme). Garder un équilibre entre ces deux extrêmes est beaucoup plus difficile qu'il ne parait et d'après mon expérience (on va voir si les trollos vont exploser :-), le langage de programmation d'origine ne change pas grand chose.
Je pense qu'avoir une gratification dans un projet, c'est souvent salvateur. La démotivation a tendance à augmenter exponentiellement en fonction des lignes de code à aligner avant de voir quelque chose à l'écran. Et même certains impératifs, comme la vie de famille te font radicalement changer tes priorités, être payé est souvent indispenble. Ou alors c'est comme disait la chanson : vivre libre, c'est vivre seul.
Bon, tout ça, ça ne fait pas avancer le schmilblik des masses :-(
# Re: Terminer ses projets, pas si facile ?
Posté par pierthi . En réponse au journal Terminer ses projets, pas si facile ?. Évalué à 10.
Pour avoir participé à quelques projets pleinements finalisés (hum, hum, proprios surtouts), il faut bien le reconnaître : peaufiner un projet pour qu'il soit bien intégré avec le système, s'assurer qu'il ne plante pas pour des conneries, que les cas d'erreurs affichent des messages compréhensibles, que la doc soit à jour, que la compatibilité ascendante soit un peu près préservée, que le déploiement se passe bien, vérifié qu'on a pas laissé d'instructions de debug, sans parler des problèmes purement ergonomiques, où les utilisateurs peuvent littéralement bloquer et qui t'oblige à repenser ton interface (ton égo en prends un coup là), tout ça c'est une montagne astronomique de boulot over-chiantissime (mais indispensable), qui fait qu'on a pas toujours envie de s'y mettre (d'autant plus quand on en a conscience).
J'avais commencé il y a un an un framework : ma motivation était proche de 0. Pour avoir quelque chose de fonctionnel, il fallait aligner des tartines de code avant d'avoir quelque chose qui bouge à l'écran. Et quand on est seul, personne pour t'aider (puisque rien à montrer), il vaut mieux avoir une motivation en béton. Je pense que si j'avais été payé, le boulot aurait été torché en 2 semaines.
Je pense qu'il y a une masse critique en-deça de laquelle ce n'est pas motivant faute d'avoir quelque chose de fonctionnel et au-delà où c'est tout aussi pénible, puisqu'on a l'impression de passer son temps à essayer ne pas casser l'existant (le syndrome usine à gaz, en somme). Garder un équilibre entre ces deux extrêmes est beaucoup plus difficile qu'il ne parait et d'après mon expérience (on va voir si les trollos vont exploser :-), le langage de programmation d'origine ne change pas grand chose.
Je pense qu'avoir une gratification dans un projet, c'est souvent salvateur. La démotivation a tendance à augmenter exponentiellement en fonction des lignes de code à aligner avant de voir quelque chose à l'écran. Et même certains impératifs, comme la vie de famille te font radicalement changer tes priorités, être payé est souvent indispenble. Ou alors c'est comme disait la chanson : vivre libre, c'est vivre seul.
Bon, tout ça, ça ne fait pas avancer le schmilblik des masses :-(