• [^] # Re: Des codeurs

    Posté par . En réponse au journal Que libéreriez-vous si vous aviez 100 millions de dollars ?. Évalué à 7.

    Oui mais l'annonce est très claire sur ce point : l'offre propose spécifiquement d'acheter et libérer du contenu déjà existant et copyrighté mais propriétaire !
    Elle précise aussi que le but est de libérer des choses qu'il serait impossible ou extrèmement dur d'obtenir ou de faire nous même (donc pas, par exemple, l'écriture d'articles sur des sujets où les sources sont dispos).

    Jimbo Walles a donc fait remarquer que les propositions de ce type (très fréquentes) sont irrecevables pour cette offre précise :
    - faire du lobbying (ce n'est pas acheter des données existantes)
    - payer des devs (idem)
    - subventionner un/des projet(s) libres (idem)

    Dans les propals que j'ai lu, j'ai tilté sur une qui rappelle aux autres qu'il ne faut pas oublier les non-anglophones si possible. Car on voit essentiellement des propositions avec des implicites du type « the world is America ». Par exemple les propositions de scanner la « library of congress » ou celle du MIT, de libérer des archives d'un « newspaper » (explicite ou sous-entendu : un journal américain, en langue anglaise et avec un regard américain sur le monde). Idem pour les propals du genre : libérer des archives vidéos (l'exemple qui leur vient tout de suite en tête, c'est la BBC).

    Du coup il me semble qu'il serait plus profitable pour le « reste du monde » qu'ils libèrent des fichiers moins culturellements/linguistiquements marqués.

    En particulier des photos (par exemple des archives de Reuters, AP, AFP etc.), car c'est maintenant impossible de produire nous même des photos de personnes décédées ou d'évenements passés (et que wikipédia manque singulièrement d'images, et c'est très dommageable pour les articles sur les personnages du 20em siècle, sur le cinéma, la musique, etc. : wikipédia est alors sous-évaluée par rapport a des sites ou autre encyclopédies, libres, etc. au contenu textuel moins riches mais qui ne sont pas très regardants sur la liberté des images). Les cartographies sont aussi un bon exemple (mais le problème c'est leur durée de vie / vitesse de péremption de la justesse de leur contenu).