Je suis d'accord, la méthode globale ne "fonctionne" que dans des cas très particulier (autant dire que ça ne marche pas tout court ;). Le ministre a "raison" de vouloir empêcher son utilisation ... sauf que plus personne n'utilise la méthode globale dans les écoles depuis 20 ans ! (tu trouveras bien quelques instits proclamant qu'ils font de la globale, mais sûrement pas de façon stricte)
Aujourd'hui les PE (professeurs des écoles) font la plupart du temps de la semi-globale (des fois sans le savoir). En gros c'est de la syllabique dans laquelle on incorpore de la globalisation de mot quand c'est neccessaire. Après le B.A BA il faut bien pouvoir apprendre aux gamins à bien lire une phrase comme "Les poules couvent souvent au couvent" en comprennant bien la différence entre le premier 'couvent' et le deuxième.
Bref, un ministre de l'éducation qui dénonce une pratique n'existant plus en se basant sur la peur des parents pour l'éducation de leurs enfants, ça s'appelle du FUD !
Pour en revenir à la méthode syllabique pure, elle peut faire autant de mal que la globale pure ! La méthode syllabique ne permet de ne faire que du déchiffrage : B+A = BA. On se retrouve alors avec des enfants qui peuvent très bien lire un texte entier très bien mais qui n'en comprendront pas le sens. Cet état de fait est d'autant plus vrai si l'enfant n'a pas la chance d'être dans un "bon" milieu social et culturel. C'est triste à dire, mais un gamin qu'on laisse toute la journée devant la télé, à qui on ne lit pas d'histoire, avec lequel on ne communique pas et pour lequel on ne suit même pas le peu de "devoir" que l'instit donne, n'a aucune chance d'apprendre à lire (en comprenant ce qu'il lit) avec une méthode syllabique. Dans ce cas, la méthode semi-globale, bien que n'étant pas miraculeuse, sera un moindre mal.
À mon avis, la meilleure méthode de lecture est sûrement celle que l'instit pense être la plus adaptée à ses éléves. Celle en laquelle il met toute son énergie. Celle avec laquelle il essaye de faire progresser tous ses éléves même s'ils n'ont pas tous le même niveau. Celle qu'il aura construite par retours d'expériences. Celle qui correspond le mieux au tissu social et culturel des enfants. Celle au final qu'il enseignera parce qu'il veut donner toutes ses chances à chaque éléve de sa classe.
Cela paraît bête, mais s'il y avait une méthode d'apprentissage de la lecture idéale, ça ferait longtemps que ça saurait et que l'on ne serait plus obligé de troller sur linuxfr sur des sujets pour lesquels moins de 5% des moules savent de quoi elles parlents (comme les parents d'éléves ou même les ministres de l'éducation semble t'il :o).
Sur cette dernière phrase trollesque je vous laisse --->[]
[^] # Re: C'est un scandale
Posté par pifou . En réponse au journal Un peu de délation ? Mais si ! mais si !. Évalué à 10.
Aujourd'hui les PE (professeurs des écoles) font la plupart du temps de la semi-globale (des fois sans le savoir). En gros c'est de la syllabique dans laquelle on incorpore de la globalisation de mot quand c'est neccessaire. Après le B.A BA il faut bien pouvoir apprendre aux gamins à bien lire une phrase comme "Les poules couvent souvent au couvent" en comprennant bien la différence entre le premier 'couvent' et le deuxième.
Bref, un ministre de l'éducation qui dénonce une pratique n'existant plus en se basant sur la peur des parents pour l'éducation de leurs enfants, ça s'appelle du FUD !
Pour en revenir à la méthode syllabique pure, elle peut faire autant de mal que la globale pure ! La méthode syllabique ne permet de ne faire que du déchiffrage : B+A = BA. On se retrouve alors avec des enfants qui peuvent très bien lire un texte entier très bien mais qui n'en comprendront pas le sens. Cet état de fait est d'autant plus vrai si l'enfant n'a pas la chance d'être dans un "bon" milieu social et culturel. C'est triste à dire, mais un gamin qu'on laisse toute la journée devant la télé, à qui on ne lit pas d'histoire, avec lequel on ne communique pas et pour lequel on ne suit même pas le peu de "devoir" que l'instit donne, n'a aucune chance d'apprendre à lire (en comprenant ce qu'il lit) avec une méthode syllabique. Dans ce cas, la méthode semi-globale, bien que n'étant pas miraculeuse, sera un moindre mal.
À mon avis, la meilleure méthode de lecture est sûrement celle que l'instit pense être la plus adaptée à ses éléves. Celle en laquelle il met toute son énergie. Celle avec laquelle il essaye de faire progresser tous ses éléves même s'ils n'ont pas tous le même niveau. Celle qu'il aura construite par retours d'expériences. Celle qui correspond le mieux au tissu social et culturel des enfants. Celle au final qu'il enseignera parce qu'il veut donner toutes ses chances à chaque éléve de sa classe.
Cela paraît bête, mais s'il y avait une méthode d'apprentissage de la lecture idéale, ça ferait longtemps que ça saurait et que l'on ne serait plus obligé de troller sur linuxfr sur des sujets pour lesquels moins de 5% des moules savent de quoi elles parlents (comme les parents d'éléves ou même les ministres de l'éducation semble t'il :o).
Sur cette dernière phrase trollesque je vous laisse --->[]