Je lisais et relisais les différentes réactions épidermiques sur le net à propos de firefox/iceweasel et firmware(s) non libres.
Cela part vite en troll (ou du moins il y a vite accusation de troll, ce qui est différent). Pourquoi alors que tous ceux qui trollent\w argumentent désirent la même chose (ou presque la même chose) : du Logiciel libre (ou du Libre Logiciel pour ceux qui ont suivi les débats même très loin.)?
Si on regarde les mails depuis 2005, mozilla a fait des concessions pour être intégré dans débian (elle le voulait vraiment), elle ne veut plus les faire aujourd'hui. point. A partir de là débian choisi un autre nom . point. L'affaire est close.
Mais non, de part et d'autre les esprits s'échauffent et les noms d'oiseaux (de pingouins?, manchots?) pleuveront™ "comme vache qui pissent"™. Pourquoi ?
Mon regard sur la question est qu'il y a une notion d'idéal, de but à atteindre, de courbe asymptotique. Chacun sait que cet idéal ne sera jamais atteint de notre vivant : logiciel libre/firmware libre/bios libre/driver libre/ hardware libre/accès libre.
Dans le monde de l'entreprise, il faut obligatoirement une dose de pragmatisme. Le pourcentage de pragmatisme positionne à un instant T notre position P sur la courbe asymptotique C tendant vers l'idéal. (c'est la fameuse PTC :Position à l'instanT sur la Courbe)
Ainsi une partie des trolls naissent d'une appréciation différente du pourcentage de pragmatisme idéal In Real Life.
Lors de mes prèches prosélytes je me dois de montrer l'idéal à atteindre, même si la réalisation ne sera que partielle. Dans les choix que je fais, je dois pouvoir projeter dans l'avenir quelles évolutions vers le libre seront possibles.
Ainsi, un logiciel libre sous windows ou mac n'est acceptable que s'il existe aussi sous linux (ou que le format de ses fichiers peut être récupéré assez facilement sous linux.) pour pouvoir éventuellement avancer sur la Courbe à un instant T ultérieur.
De même cela ne me dérange pas d'intercaller dans le process un logiciel propriétaire sous windows (car pas de libre équivalent) si je sais qu'il existe sous linux un logiciel libre qui pourra faire assez simplement le même office lors d'une migraton.
Il y a bien un écart entre l'idéal qui est professé et la réalisation qui _doit_ être possible (donc pragmatique) MAIS il faut qu'il y ait cet intégrisme forcené dans l'idéal, car si on ne montre plus le chemin vers l'idéal, les réalisations qui `tendent vers` s'effondreront et l'idéal s'effritera jusqu'à disparaitre pour n'être qu'un souvenir de vieux geeks aigris. Plus le Libre Logiciel progresse, plus les dollars affluent, plus il est facile de se laisser attirer par le chant des sirènes. La petite voie est plus ingrate, moins médiatisée, moins rémunératrice, mais au final peut être plus sûre.
# Le troll animal mythologique
Posté par hervé Couvelard . En réponse au journal Pour en finir avec le troll du mois.... Évalué à 2.
Cela part vite en troll (ou du moins il y a vite accusation de troll, ce qui est différent). Pourquoi alors que tous ceux qui trollent\w argumentent désirent la même chose (ou presque la même chose) : du Logiciel libre (ou du Libre Logiciel pour ceux qui ont suivi les débats même très loin.)?
Si on regarde les mails depuis 2005, mozilla a fait des concessions pour être intégré dans débian (elle le voulait vraiment), elle ne veut plus les faire aujourd'hui. point. A partir de là débian choisi un autre nom . point. L'affaire est close.
Mais non, de part et d'autre les esprits s'échauffent et les noms d'oiseaux (de pingouins?, manchots?) pleuveront™ "comme vache qui pissent"™. Pourquoi ?
Mon regard sur la question est qu'il y a une notion d'idéal, de but à atteindre, de courbe asymptotique. Chacun sait que cet idéal ne sera jamais atteint de notre vivant : logiciel libre/firmware libre/bios libre/driver libre/ hardware libre/accès libre.
Dans le monde de l'entreprise, il faut obligatoirement une dose de pragmatisme. Le pourcentage de pragmatisme positionne à un instant T notre position P sur la courbe asymptotique C tendant vers l'idéal. (c'est la fameuse PTC :Position à l'instanT sur la Courbe)
Ainsi une partie des trolls naissent d'une appréciation différente du pourcentage de pragmatisme idéal In Real Life.
Lors de mes prèches prosélytes je me dois de montrer l'idéal à atteindre, même si la réalisation ne sera que partielle. Dans les choix que je fais, je dois pouvoir projeter dans l'avenir quelles évolutions vers le libre seront possibles.
Ainsi, un logiciel libre sous windows ou mac n'est acceptable que s'il existe aussi sous linux (ou que le format de ses fichiers peut être récupéré assez facilement sous linux.) pour pouvoir éventuellement avancer sur la Courbe à un instant T ultérieur.
De même cela ne me dérange pas d'intercaller dans le process un logiciel propriétaire sous windows (car pas de libre équivalent) si je sais qu'il existe sous linux un logiciel libre qui pourra faire assez simplement le même office lors d'une migraton.
Il y a bien un écart entre l'idéal qui est professé et la réalisation qui _doit_ être possible (donc pragmatique) MAIS il faut qu'il y ait cet intégrisme forcené dans l'idéal, car si on ne montre plus le chemin vers l'idéal, les réalisations qui `tendent vers` s'effondreront et l'idéal s'effritera jusqu'à disparaitre pour n'être qu'un souvenir de vieux geeks aigris. Plus le Libre Logiciel progresse, plus les dollars affluent, plus il est facile de se laisser attirer par le chant des sirènes. La petite voie est plus ingrate, moins médiatisée, moins rémunératrice, mais au final peut être plus sûre.
L'objectif n'est pas d'avoir la plus grosse mais de pouvoir s'en servir Librement.