• # Le rythme des saisons

    Posté par . En réponse au journal «As-if» informatique. Évalué à 10.

    Belle fiction, merci pour cette version et chapeau pour l'instigateur original du journal.

    J'aimerais apporter un peu de mon analyse.

    Commençons tout d'abord par rappeler une chose. Qui sont les grands décideurs qui choisissent les systèmes informatiques aujourd'hui ? Ces personnes qui font les choix, qui ont finalement le dernier mot dans les boites ou les administrations quand les résultats des audits sont dépouillés, ce sont des gens qui ont connu et même plus ou moins vécu l'essor de l'informatique vérouillée, la saga IBM, la fierté perdu de Bull, le décollage progressif et inexorable de Microsoft. Le tout accompagné d'un certain romantisme et d'un accent de rêve américain, celui des sociétés qui se crées grâce à des génies dans un garage et qui se fondent sur la puissance de leur marque...

    J'en veux pour preuve, l'oeil pétillant des « anciens » quand ils parlent du premier Mac, avec ses 16ko de mémoire ou le développement - chez IBM - de DL1 pour le programme Apolo. Ceux-ci qui ont été dans les rues ou devant la télé de papa durant les événement de 68, ou pendant le rassemblement contre la guère du Vietnam au capitole. Ces personnes ont vue les systèmes collectivistes s'écrouler, les idées de nouvel air du partages faire au mieux des groupes de rock, au pire des juckies etc. Que reste-t-il ? Apple, IBM, Microsoft, ...

    On peut comprendre leurs doutes vis à vis des modèles économiques nouveaux, tout d'abord par ce qu'ils ont vue beaucoup de choses foirer, par ce que leur expérience leur dit d'éviter les risques et enfin par ce que les logiciels libres, c'est un truc de jeune, un truc incompréhensible, une idée à la mode, qui va faire son temps...

    Alors imaginez, quand la génération des étudiants d'aujourd'hui aura un peu plus les commandes, dans 10, ou 15 ans, là, les systèmes ouverts et surtout interopérables vont grandir. Les choses ne changent vraiment qu'au rythme des générations, pas au rythme de ce qu'on peut produire et de ce qu'on peut inventer.