> De plus, j'imagine mal qu'une société soit saine si l'emploi est rare mais que les
> ressources soient réparties.
Parce que tu raisonnes en nombre d'emplois. Imagines maintenant que sur 10 travailleurs, au lieu d'en retirer 5, tu divises la charge de travail par deux sur chacun de tes travailleurs. La machine fait alors gagner du temps, du confort, sans perte de quoi que ce soit pour les travailleurs.
Je sais bien que ce n'est pas plus simple (notament à cause du système capitaliste qui valorise la concentration des propriétés et à cause de la mondialisation où on trouve des gens acceptant de travailler plus pour moins cher, ce qui fausse la réflexion), mais le problème est bien uniquement celui du partage des richesses, pas celui de la machine qui remplace le travailleur. Je suis convaincu que les solutions sont à apporter au niveau de ce partage et pas en bloquant l'arrivée des machines.
> Tu as deux cas : soit celui qui travaille gagne plus que le chomeur, et dans ce
> cas, il y aura des inégalités à l'accès au travail, soit celui qui travaille gagne
> autant que le chomeur, alors plus personne ne voudra travailler pour faire vivre
> le voisin qui ne fait rien pour gagner sa vie, mais qui gagne autant que soit.
Blanc, noir ... et si nous faisions du gris ?
Il y a un équilibre à trouver entre le "autant rien foutre, on est quand même payé" et le "j'ai besoin de travailler mais ne trouve pas d'emploi". En jouant sur ce que gagne le salarié et le chomeur, on a forcément un équilibre où il y a suffisament de gens qui veulent travailler et où les autres sont contents de leur non travail. Mais comme je dis plus haut, le simple fait de compter en nombre d'emploi est faussé.
D'ailleurs, dans ton modèle de travail inutile, c'est finalement la même chose, sauf que toi en plus les chomeurs tu les fais travailler inutilement pour éviter de les classer en chomeur. Est-ce vraiment un gain ? Quitte à ce qu'un travail soit inutile, autant ne pas le faire.
> tu proposes un impôt ou des taxes, donc tu proposes de faire payer un grand
> nombre de personne. En raccourci ça donne : l'argent passe des imposés aux
> sociétés privées.
Dans mon esprit impot/taxe c'est large. Tu peux si tu veux compter que ce seront des impots sur les sociétés, comme ça l'argent vient bien du même endroit.
> Tu proposes de raréfier l'emploi pour gagner en efficacité. Mais en efficacité pour qui ?
Moi j'inverserai, tu proposes de faire travailler des gens à des taches qui ne servent à rien, mais avec quel gain ?
Mais l'efficacité ce n'est pas simplement produire plus. C'est pouvoir mettre son temps à autre chose, c'est pouvoir faire la même chose avec plus de confort, c'est pouvoir faire quelque chose qui aurait été inabordable sinon.
Moi je suis content qu'il y ait les machines. Grace aux machines on a accès à la connaissance, on a un confort inégalé dans l'histoire, on a accès à un niveau de vie important ... Je me refuse à penser qu'il aurait été mieux de vivre avant la révolution industrielle. Il y avait autant d'exclus mais en plus la moyenne de vie était bien plus basse.
Tu crois vraiment qu'il aurait été bénéfique de refuser l'imprimerie pour sauvegarder le boulot des copistes ? de refuser l'informatique pour sauvegarder le boulot de tous ceux qui font des saisies ? de refuser les moyens de déplacement modernes pour sauvegarder les courriers et autres colporteurs ?
Les exemples que je donne ne sont pas innocents. Je ne t'accuse pas de vouloir retourner en arrière, je n'idéalise non plus pas le progrès ou la technique, mais refuser quelque chose qui aide simplement parce que ça donne moins de boulot et d'emmerdement, ça n'a franchement aucun sens.
Maintenant on a des éditeurs, on a des camioneurs, on a une poste centrale, on a des informaticiens. C'est autant de boulots qui n'auraient pas exister mais il ne faut pas penser uniquement à ces boulots qui tournent directement autour de la nouvelle machine. Il faut penser à ceux qui ont été développés (écrivains qui ont profité de l'imprimerie) mais aussi à tous ceux qui auraient été inabordables ou simplement impossible à imaginer sans la machine, ceux qui en découlent indirectement. Les moyens de transport ont permis aux gens de partir en vacance, de faire du tourisme. Combien de gens travaillent dans le tourisme maintenant ?
C'est trop facile de mettre la mauvaise répartition des richesses et les défauts du système capitaliste sur le dos des machines. Ca peut être éventuellement un déclencheur dans certains cas mais ce n'est franchement pas le problème.
[^] # Re: Détruisons les machines !
Posté par Éric (site web personnel) . En réponse au journal Il faut remplacer les humains par des machines. Évalué à 3.
> ressources soient réparties.
Parce que tu raisonnes en nombre d'emplois. Imagines maintenant que sur 10 travailleurs, au lieu d'en retirer 5, tu divises la charge de travail par deux sur chacun de tes travailleurs. La machine fait alors gagner du temps, du confort, sans perte de quoi que ce soit pour les travailleurs.
Je sais bien que ce n'est pas plus simple (notament à cause du système capitaliste qui valorise la concentration des propriétés et à cause de la mondialisation où on trouve des gens acceptant de travailler plus pour moins cher, ce qui fausse la réflexion), mais le problème est bien uniquement celui du partage des richesses, pas celui de la machine qui remplace le travailleur. Je suis convaincu que les solutions sont à apporter au niveau de ce partage et pas en bloquant l'arrivée des machines.
> Tu as deux cas : soit celui qui travaille gagne plus que le chomeur, et dans ce
> cas, il y aura des inégalités à l'accès au travail, soit celui qui travaille gagne
> autant que le chomeur, alors plus personne ne voudra travailler pour faire vivre
> le voisin qui ne fait rien pour gagner sa vie, mais qui gagne autant que soit.
Blanc, noir ... et si nous faisions du gris ?
Il y a un équilibre à trouver entre le "autant rien foutre, on est quand même payé" et le "j'ai besoin de travailler mais ne trouve pas d'emploi". En jouant sur ce que gagne le salarié et le chomeur, on a forcément un équilibre où il y a suffisament de gens qui veulent travailler et où les autres sont contents de leur non travail. Mais comme je dis plus haut, le simple fait de compter en nombre d'emploi est faussé.
D'ailleurs, dans ton modèle de travail inutile, c'est finalement la même chose, sauf que toi en plus les chomeurs tu les fais travailler inutilement pour éviter de les classer en chomeur. Est-ce vraiment un gain ? Quitte à ce qu'un travail soit inutile, autant ne pas le faire.
> tu proposes un impôt ou des taxes, donc tu proposes de faire payer un grand
> nombre de personne. En raccourci ça donne : l'argent passe des imposés aux
> sociétés privées.
Dans mon esprit impot/taxe c'est large. Tu peux si tu veux compter que ce seront des impots sur les sociétés, comme ça l'argent vient bien du même endroit.
> Tu proposes de raréfier l'emploi pour gagner en efficacité. Mais en efficacité pour qui ?
Moi j'inverserai, tu proposes de faire travailler des gens à des taches qui ne servent à rien, mais avec quel gain ?
Mais l'efficacité ce n'est pas simplement produire plus. C'est pouvoir mettre son temps à autre chose, c'est pouvoir faire la même chose avec plus de confort, c'est pouvoir faire quelque chose qui aurait été inabordable sinon.
Moi je suis content qu'il y ait les machines. Grace aux machines on a accès à la connaissance, on a un confort inégalé dans l'histoire, on a accès à un niveau de vie important ... Je me refuse à penser qu'il aurait été mieux de vivre avant la révolution industrielle. Il y avait autant d'exclus mais en plus la moyenne de vie était bien plus basse.
Tu crois vraiment qu'il aurait été bénéfique de refuser l'imprimerie pour sauvegarder le boulot des copistes ? de refuser l'informatique pour sauvegarder le boulot de tous ceux qui font des saisies ? de refuser les moyens de déplacement modernes pour sauvegarder les courriers et autres colporteurs ?
Les exemples que je donne ne sont pas innocents. Je ne t'accuse pas de vouloir retourner en arrière, je n'idéalise non plus pas le progrès ou la technique, mais refuser quelque chose qui aide simplement parce que ça donne moins de boulot et d'emmerdement, ça n'a franchement aucun sens.
Maintenant on a des éditeurs, on a des camioneurs, on a une poste centrale, on a des informaticiens. C'est autant de boulots qui n'auraient pas exister mais il ne faut pas penser uniquement à ces boulots qui tournent directement autour de la nouvelle machine. Il faut penser à ceux qui ont été développés (écrivains qui ont profité de l'imprimerie) mais aussi à tous ceux qui auraient été inabordables ou simplement impossible à imaginer sans la machine, ceux qui en découlent indirectement. Les moyens de transport ont permis aux gens de partir en vacance, de faire du tourisme. Combien de gens travaillent dans le tourisme maintenant ?
C'est trop facile de mettre la mauvaise répartition des richesses et les défauts du système capitaliste sur le dos des machines. Ca peut être éventuellement un déclencheur dans certains cas mais ce n'est franchement pas le problème.