Je le répète, la question que je me pose, est "A quel point ce que l'on soustrait/abstrait intérragit avec les étages inférieurs ?"
Comme en physique : tant que la physique newtonienne permet d'expliquer ce que l'on observe et ce que l'on veut expliquer, elle suffit.
Pour les systèmes informatiques, c'est pareil :
— le modèle est issu d'observations ;
— quand on applique le modèle sur certaines données (I) tirées des observations, on obtient d'autres données (O) ;
— quand les données O obtenues se retrouvent peu ou prou dans les observations (et qu'il n'en manque pas), on est content du modèle.
C'est le modélisateur qui décide s'il est satisfait de la finesse de son modèle.
Je pose la question...
Qui peut affirmer que les platoniciens ont raison ou tor[t] ?
Si je t'ai fait la réflexion plus haut dans le fil, c'est parce que comme la plupart des gens, tu semble[s] t'être rangé dans un "camp".
Sur le seul point que les objets mathématiques n'ont besoin de rien pour exister, oui.
Sur le fait que les mathématiques pré-existent, je ne sais pas, je n'étais pas là avant…
Mon avis, tout de même, mais c'est un avis très précaire et local dans le temps, est que la structure mathématique doit émerger des "axiomes" physiques de notre monde.
Euh, je ne vois pas très bien ce que tu entends par là.
Si la structure mathématique dont tu parles correspond au fait que l'univers est un espace-temps de dimension n+m, tu penses qu'elle est déterminée par les axiomes (constantes et lois fondamentales ? lesquels ?) ?
Ce n'est pas évident.
Pour ce qui est des lois physiques qui déterminent le modèle physique, elles sont contraintes par des constantes et par des théories mathématiques (qui sont axiomatiques, elles). Et les observations contraignent les théories mathématiques applicables (p.ex., avec 1 dimension spatiale, ça ne fonctionne pas ; avec 2, peut-être ; trois spatiales et une temporelle, ça semble bien).
Mais les différents ensembles de lois physiques existants ne sont que des modèles mathématiques. L'univers semble se comporter comme ils le prédisent, dans de « bonnes » marges. Cependant, rien ne prouve qu'il y ait des lois qui régissent l'univers.
Il y a de grandes questions à ce poser dans l'émergence de ce qui est perçu par l'humain comme nombre.
Comme disait Willy1 : Omnibus ex nihil ducendis sufficit unum.
[^] # Re: Typologie Systèmes multi-agent
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal L'intelligence collective : des fourmis dans votre Linux. Évalué à 2.
Comme en physique : tant que la physique newtonienne permet d'expliquer ce que l'on observe et ce que l'on veut expliquer, elle suffit.
Pour les systèmes informatiques, c'est pareil :
— le modèle est issu d'observations ;
— quand on applique le modèle sur certaines données (I) tirées des observations, on obtient d'autres données (O) ;
— quand les données O obtenues se retrouvent peu ou prou dans les observations (et qu'il n'en manque pas), on est content du modèle.
C'est le modélisateur qui décide s'il est satisfait de la finesse de son modèle.
Sur le seul point que les objets mathématiques n'ont besoin de rien pour exister, oui.
Sur le fait que les mathématiques pré-existent, je ne sais pas, je n'étais pas là avant…
Euh, je ne vois pas très bien ce que tu entends par là.
Si la structure mathématique dont tu parles correspond au fait que l'univers est un espace-temps de dimension n+m, tu penses qu'elle est déterminée par les axiomes (constantes et lois fondamentales ? lesquels ?) ?
Ce n'est pas évident.
Pour ce qui est des lois physiques qui déterminent le modèle physique, elles sont contraintes par des constantes et par des théories mathématiques (qui sont axiomatiques, elles). Et les observations contraignent les théories mathématiques applicables (p.ex., avec 1 dimension spatiale, ça ne fonctionne pas ; avec 2, peut-être ; trois spatiales et une temporelle, ça semble bien).
Mais les différents ensembles de lois physiques existants ne sont que des modèles mathématiques. L'univers semble se comporter comme ils le prédisent, dans de « bonnes » marges. Cependant, rien ne prouve qu'il y ait des lois qui régissent l'univers.
Comme disait Willy1 : Omnibus ex nihil ducendis sufficit unum.
1 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gottfried_Wilhelm_von_Leibniz , « Pour tirer tout de rien, il suffit d'un. » (il en a fait sa devise après avoir découvert la notation binaire.)