Et si en fait, nos fameux terroristes n'avaient à aucun moment usé d'une technologie « écoutable » ? Toute l'opération de mardi, sauf erreur, tenait à envoyer quelques avions dans divers bâtiments bien choisis et ce, à haute vitesse (c'est froid comme description, mais c'est probablement l'idée qu'en avaient les exécutants - plus un peu de mysticisme en admettant que ce soient bien des islamistes). L'organisation d'une telle opération nécessite juste de s'informer avant le départ que les autres appareils impliqués vont bien décoller à l'heure prevue. Aucune communication par téléphone ou radio n'est nécessaire (la mise au point peut très bien se faire de vive voix), et la seule difficulté est d'être synchro au bon endroit. Ceci requiert au plus de se servir d'une montre et des instruments de l'appareil -- aucune technologie de communication, rien. Simplement des gens anonymes qui se parlent dans un entrepôt de Kaboul et qui réapparaissent quelques semaines plus tard à Boston. Et si vous êtes une agence de renseignements qui se concentre à fond sur la SIGINT (interception des communications), bah vous êtes dans le brouillard le plus total. Corollaire : imposer des dispositifs infâmes pour espionner les citoyens n'empêchera jamais un groupe terroriste de faire régner la peur. En revanche, ça détruit un peu plus la démocratie. Et ça, ceux qui poussent à l'écoutomanie le savent bien. Question : comment faire entendre notre voix ? Comment faire comprendre aux politiciens en train de se faire manipuler qu'ils vont faire un pas dans la mauvaise direction ? Parce qu'il est clair que ces attentats sont l'occasion rêvée de nous réguler un peu plus. Décidement, entre les brevets logiciels et ça, on est pas gâtés ces temps-ci...
# Et si...
Posté par William Steve Applegate . En réponse à la dépêche Débat autour de la surveillance des communications. Évalué à 9.
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