• # Moyens technologiques & humains

    Posté par . En réponse à la dépêche Débat autour de la surveillance des communications. Évalué à 10.

    D'après ce que j'ai lu et entendu ces derniers temps, les moyens même ne sont pas vraiment en cause. Le fait est que les États-Unis ont mis sur place de la surveillance technologique des moyens de communication, en oubliant un élément essentiel dans la surveillance et l'espionnage: les moyens humains.

    La méthode d'infiltration humaine au sein des factions terroristes ou autre a disparu de la politique américaine de surveillance, et d'après les "spécialistes" en espionnage qui ont pu s'exprimer à la télévision et dans la presse écrite, c'est de loin de meilleur moyen d'obtenir des informations.

    Le tout technologique (genre echelon), ne suffit pas toujours a obtenir des renseignements fiables. De plus, intercepter la communication, c'est bien, mais être capable de dé-sténographier un texte dans une image, cela est plus difficile. Viens alors la question d'une backdoor dans les logiciels de chiffrement et autre: cela ne servira a rien, ou si peu. Les États-Unis, ou du moins ceux qui veulent obliger a mettre en place une telle backdoor essayent de corriger un problème de politique et de choix en un problème plus technologiques, et par là même de reporter leurs erreurs vers d'autres personnes.

    La question n'est pas de savoir s'il faut ou pas mettre une backdoor dans chaque logiciel. La question est de savoir ce que l'on veux trouver, et les moyens a mettre en oeuvre pour cela. Et là, il semblerait que la vague d'attentats démontre que la techbologie ne fait pas tout.