Au risque de paraître agressif à ceux pour qui c'est un éventuel futur débouché professionnel, je ne vois pas du tout quel besoin on a de passer au vote électronique. Et toutes les expériences de vote électronique menées jusqu'ici tiennent à mon avis du gadget et me révulsent.
Notre système me semble tout à fait adapté aux besoin d'un pays comme la France (c-a-d avec une densité permettant à tout le monde d'être assez proche d'un bureau de vote, ainsi le vote n'est pas non plus une charge) : fiable, rapide, et ce que j'appellerais "républicain".
La fiabilité : avec un sytème électronique on n'aura JAMAIS la fiabilité du vote papier.
-Sur le nombre, il existera toujours un risqus de coupure électrique / crash disque / perte de connexion / autre accident imprévisible,
-Avec du papier, comment se tromper involontairement (faut quand même le faire exprès pour mettre 2 bulletins différents dans l'enveloppe ou gribouiller dessus) ? Sur écran, c'est pas pareil.
-Les isoloirs garantissent une vraie confidentialité. Ben ouais, le tissu c'est opaque, et c'est tout ce dont on a besoin.
-dans les pays où des fraudes arrivent, plus le système de vote est complexe polus il est facile aux fraudeurs de le détourner, avec un minimum d'intervention humaine, l'étape voyante (voyez les machines à voter aux Etats-Unis). Du papier, de l'encre et des urnes transparentes : impossible de faire plus simple.
Alors on va me sortir "rahhh, ça consomme du papier"
Ce à quoi je répondrai que 1/ ça se recycle et 2/ les forêts ça se replante.
C'est aussi rapide, à tel point que je vois mal ce que l'électronique apporterait (vous en connaissez des masses, des pays où on a les résultats définitifs le soir même ?)
Ce qui m'amène au côté institutionnel de l'organisation du vote, au moins aussi important que le reste.
Aller voter, c'est signifier physiquement son appartenance à la communauté politique.
Participer au dépouillement, ça responsabilise, parce que personne d'autre que nous ne peut le faire. Ce "niveau zéro de la politique" est infiniment plus utile au fontionnement de la république que toutes les petites phrases prononcées depuis 1958. C'est une prise de responsabilité, dont on pourrait utilement s'inspirer pour tout le reste.
Ca serait une grosse erreur que de déléguer le fondement de notre édifice politique à des machines.
# Pourquoi changer un système qui fonctionne ?
Posté par AlexZl . En réponse au journal Pour un vote électronique fiable. Évalué à 3.
Notre système me semble tout à fait adapté aux besoin d'un pays comme la France (c-a-d avec une densité permettant à tout le monde d'être assez proche d'un bureau de vote, ainsi le vote n'est pas non plus une charge) : fiable, rapide, et ce que j'appellerais "républicain".
La fiabilité : avec un sytème électronique on n'aura JAMAIS la fiabilité du vote papier.
-Sur le nombre, il existera toujours un risqus de coupure électrique / crash disque / perte de connexion / autre accident imprévisible,
-Avec du papier, comment se tromper involontairement (faut quand même le faire exprès pour mettre 2 bulletins différents dans l'enveloppe ou gribouiller dessus) ? Sur écran, c'est pas pareil.
-Les isoloirs garantissent une vraie confidentialité. Ben ouais, le tissu c'est opaque, et c'est tout ce dont on a besoin.
-dans les pays où des fraudes arrivent, plus le système de vote est complexe polus il est facile aux fraudeurs de le détourner, avec un minimum d'intervention humaine, l'étape voyante (voyez les machines à voter aux Etats-Unis). Du papier, de l'encre et des urnes transparentes : impossible de faire plus simple.
Alors on va me sortir "rahhh, ça consomme du papier"
Ce à quoi je répondrai que 1/ ça se recycle et 2/ les forêts ça se replante.
C'est aussi rapide, à tel point que je vois mal ce que l'électronique apporterait (vous en connaissez des masses, des pays où on a les résultats définitifs le soir même ?)
Ce qui m'amène au côté institutionnel de l'organisation du vote, au moins aussi important que le reste.
Aller voter, c'est signifier physiquement son appartenance à la communauté politique.
Participer au dépouillement, ça responsabilise, parce que personne d'autre que nous ne peut le faire. Ce "niveau zéro de la politique" est infiniment plus utile au fontionnement de la république que toutes les petites phrases prononcées depuis 1958. C'est une prise de responsabilité, dont on pourrait utilement s'inspirer pour tout le reste.
Ca serait une grosse erreur que de déléguer le fondement de notre édifice politique à des machines.