• # Trop complexe pour être résumé si vite

    Posté par . En réponse au journal L'effet boomerang de la GPL. Évalué à 10.

    Le libre et les modèles économiques associés sont plus complexe que ca, ta réflexion s'arrête a un niveau d'implication, avec une seule implication ce qui est trop restrictif.
    Pour montrer ce que je veux dire, je vais partir a contre pied :

    1. La GPL impose la gratuité des logiciels.
    Effectivement, mais est ce un mal ? Cela porte les utilisateurs a envisager et a tester plus facilement les produits, donc a fortement améliorer sont "taux de pénétration" sur un marché. Ce qui engendre systématiquement des demandes de spécifiques, facilement facturable elles, parce ton client est déjà 100% convaincu de ta solution.
    Aussi, on retrouve très sauvent chez les éditeurs la tendance a se reposer sur ses lauriers et a faire tourner la turbine a fric sans investir, ou au minimum, dans son produit, et tout le monde est perdant sauf l'éditeur. etc, etc.

    2. La GPL favorise les gros éditeurs et leur monopole
    Décentraliser la rédaction de code des grand groupes est justement, pour moi, une garantie de l'affaiblissement d'un monopole. D'autant plus que comme le code est libre, n'importe qui, même un gros, peu le reprendre et se poser comme compétiteur. Mais le petit aussi, en vendant un service moins ambitieux et moins cher. Pour les petits, choisir la GPL peut aussi ramener aux avantages cités en 1), et surtout, profiter de la manne de code disponible pour construire des produits plus facilement et plus rapidement.

    3. La GPL tue le marché des développeurs.
    le retour sur investissement est incertain. Il l'est toujours, surtout dans le logiciel. Pour rester constant je vais reprendre l'argumentaire ci dessus : faire du GPL facilite le développement, donc coûte moins cher a développer (les libs proprios coûtent toujours cher), et en plus permet d'attirer plus facilement le client, grace a l'illusion de la gratuité - un logiciel en prod n'est jamais totalement gratuit. Et en plus, on peut taper dans l'économie des licences pour payer un developpeur ! Et puis il ne faut pas oublier la pierre angulaire de tout ca : les développeurs ont du travail parce que les besoins existent, GPL ou non.

    3bis. Les développeurs au chômage sont des masochistes.
    J'ai recontré personnellement un developpeur qui a fini chez un gros éditeur prestigieux après avoir contribué. Maintenant, il s'est éclaté au taf, codé des truc qui l'intéressaient, et en plus, il est millionnaire (en francs). Bon, c'est pas n'importe qui, mais en choisissant bien le projet auquel on contribue, il y a moyen de se faire une carte de visite en or, comme ca paf, juste avec ses capacités technique. Mieux, en améliorant un logiciel sous GPL, on peut créer des besoins autour de ce logiciel, et donc, se créer soit même son propre employeur. C'est pas beau, ca ?

    Corollaire : La GPL est une licence communautaire uniquement.
    Bon ma conclusion ne sera pas toute rose non plus, mais elle commence bien. La GPL est particulièrement propice dans le cadre d'un développement communautaire ... mais en fait, ce qui se passe, c'est que les entreprises elle même s'implique dans la communauté pour en devenir un acteur a par entière, et ca c'est très positif.
    Mais il y aura toujours des besoins suffisament spécifique ou demandant des logiciels difficiles a mettre en oeuvre pour qu'il soient payant, donc non GPL. Je pense a des domaines comme la MAO (musique assistée par ordinateur), mais il n'y a en plein d'autres, comme un logiciel de navigation pour pétrolier, un logiciel d'assistance au controlle aérien, un logiciel de gestion de cabinet de kiné, etc, etc, mais des dommaines qui peuvent rapporter beaucoup, parce que l'on peut facturer cher.

    Pour finir, l'édition grand public ne rapporte pas, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle est concentrée dans les mains des grands. La GPL peut, elle l'a prouvé, s'incruster dans le paysage du grand public, mais a titre gratuit, sans espoir de pouvoir vendre quoi que ce soit derrière. Mais cela réprésente peut être même pas 1% du code produit par les entreprises tout les ans. Pour le code vendu ou produit en interne par les entreprise, je ne pense pas que la majoritée soit écrite par des gros éditeurs monopolistique, et je suis sur qu'il y aura toujours de la place pour du code GPL, écrit par des gros ou des petits, et écrit par des développeurs, sur place.