Je ne comprends pas bien :
- il faut être croyant pour adhérer à la religion chrétienne (ce qui serait une lapalissade) ;
- ou il faut être croyant pour adhérer à cette manière de concevoir la religion [chrétienne] ? (ce qui supposerait que cette manière[...] est inaccessible à un non-croyant, ce qui expliquerait la suite ;o).
Il y a des deux :). Cette manière de voir est à peu près accessible à un non croyant, mais pour pleinement la saisir il est nécessaire de croire car elle intègre des éléments de foi.
Disons que la manière de voir la religion peut être très différente selon qu'on y adhère ou non, et ce qui de l'extérieur peut être vu comme obligation, de l'intérieur sera vu comme un choix de liberté.
Exemple : Jésus a dit "Aimez-vous les uns les autres".
J'ai deux solutions, soit j'obéis bêtement (et je me rends ensuite compte qu'on ne peut pas aimer par obéissance, donc j'échoue), soit j'adhère totalement, et ce n'est alors plus une obligation, mais un choix libre.
Il y a comme un paradoxe (qui me plaît) dans ce commandement (qui est le commandement par excellence pour les chrétiens) : y obéir simplement pour y obéir, c'est impossible. On ne peut pas obéir à ce commandement sans d'abord y adhérer (je dirais même l'aimer).
Je crois que je ne suis pas très clair, mais ce que je veux souligner c'est le caractère très particulier de cette "obligation".
Un autre point sur les commandements de la Bible, c'est Jésus qui dit (en gros) : "Mon fardeau (ie celui que je vous demande de porter) est un fardeau léger".
Cela a plusieurs significations pour un chrétien, d'après ce qui dit le reste de la Bible :
- Oui, les commandements sont une "obligation", mais une obligation qui rend plus libre que l'absence d'obligation. Je pense que tu évoques déjà cette vision des choses
- Pour porter ce "fardeau" (par exemple pour "aimer son prochain"), Dieu vient lui-même porter le fardeau dont il nous charge, ce qui le rend léger.
Bon, voilà... Je ne suis pas toujours très clair, mais j'espère que tu comprends ma vision des choses. Je ne discute pas pour te contredire, simplement pour tenter d'apporter une vision "de l'intérieur".
[^] # Re: Le libre n'est pas une religion...
Posté par Samuel Verschelde (site web personnel) . En réponse au journal Qu'es-tu, objet de nos fantasme ?. Évalué à 2.
Il y a des deux :). Cette manière de voir est à peu près accessible à un non croyant, mais pour pleinement la saisir il est nécessaire de croire car elle intègre des éléments de foi.
Disons que la manière de voir la religion peut être très différente selon qu'on y adhère ou non, et ce qui de l'extérieur peut être vu comme obligation, de l'intérieur sera vu comme un choix de liberté.
Exemple : Jésus a dit "Aimez-vous les uns les autres".
J'ai deux solutions, soit j'obéis bêtement (et je me rends ensuite compte qu'on ne peut pas aimer par obéissance, donc j'échoue), soit j'adhère totalement, et ce n'est alors plus une obligation, mais un choix libre.
Il y a comme un paradoxe (qui me plaît) dans ce commandement (qui est le commandement par excellence pour les chrétiens) : y obéir simplement pour y obéir, c'est impossible. On ne peut pas obéir à ce commandement sans d'abord y adhérer (je dirais même l'aimer).
Je crois que je ne suis pas très clair, mais ce que je veux souligner c'est le caractère très particulier de cette "obligation".
Un autre point sur les commandements de la Bible, c'est Jésus qui dit (en gros) : "Mon fardeau (ie celui que je vous demande de porter) est un fardeau léger".
Cela a plusieurs significations pour un chrétien, d'après ce qui dit le reste de la Bible :
- Oui, les commandements sont une "obligation", mais une obligation qui rend plus libre que l'absence d'obligation. Je pense que tu évoques déjà cette vision des choses
- Pour porter ce "fardeau" (par exemple pour "aimer son prochain"), Dieu vient lui-même porter le fardeau dont il nous charge, ce qui le rend léger.
Bon, voilà... Je ne suis pas toujours très clair, mais j'espère que tu comprends ma vision des choses. Je ne discute pas pour te contredire, simplement pour tenter d'apporter une vision "de l'intérieur".