• [^] # Re: c'est pas libre.

    Posté par . En réponse au journal Google Earth pour Linux. Évalué à 6.

    Tu vois, le probleme dans ton mode de pensee, c'est que sans le concepteur du logiciel, l'utilisateur il a rien du tout, alors renier toute liberte au concepteur c'est se tirer une balle dans le pied.

    Je ne renie pas la liberté du concepteur. Je dis juste que dans le débat logiciel propriétaire / logiciel libre, le fait que le concepteur soit libre ou pas, on s'en fout. Tout homme est libre, ce n'est pas la peine de le répéter partout.

    Il y a pourtant plein de softs gratuits qui ne sont pas libres, mais bien entendu considerer les concepteurs comme avide d'argent c'est tellement plus simple que leur reconnaitre un minimum de droits sur leur creation...

    Si ce n'est pas l'argent, c'est la renommée, ou autre futilité.

    J'adores les gens qui veulent tout sans rien avoir a donner en retour, c'est beau la reciprocite.

    Je vois plus le logiciel libre comme un édifice, une capitalisation oecuménique de l'informatique. Le logiciel est un peu comme la science : on participe à son édification sans rien attendre en retour des prochains qui pourront en profiter. Et tant mieux si certains peuvent en profiter.

    Donc, pour ma part, les logiciels libres que j'ai développé sont libres sans aucun intérêt autre que de poser une brique de plus à cet édifice du logiciel libre. Pour moi, les logiciels non-libres sont un gâchis. Un gâchis du même ordre qu'un génie de la physique ou des mathématiques qui, à la fin de sa vie, brûle tous ses travaux pour que personnes ne puissent en profiter. Le génie en question a le droit de brûler ses travaux, il a certainement de bonnes raisons, mais on s'en fout. C'est du gâchis pour l'édifice.

    La notion de réciprocité est importante à tes yeux parce que tu vies dans une société moderne fondée sur la propriété et l'argent, l'individualisme et l'intérêt personnel. Ce sont des valeurs que je rejette raisonnablement, car pour moi, réussir sa vie ne passe pas par la réussite personnelle, mais par le fait de participer à l'élévation de l'homme au-delà de sa nature.