• [^] # Re: J'adore

    Posté par . En réponse au journal L'informatique française va mal!. Évalué à 10.

    Cite-moi par exemple 10 éditeurs de logiciel en France, qui font de la R&D, et qui sont connus internationnalement...

    Pourquoi en feraient-il ? Du moins ceux qui en font (c'est à dire à peu près toute quand même) pourquoi l'utiliseraient-ils ? La France (au sens les entreprises francaises) ne veut pas de technos diférentes. Il est quasiment impossible de sortir du tout Microsoft et quand on y arrive c'est pour refourguer une base de donnée Oracle ou Sybase. De là la R&D sert à faire de joli dessin, à dire au client qu'on le prépare au nouveau paradigme programmatique et fonctionnel des années à venir. Les éditeurs de logiciels qui innovent c'est pas qu'il y en a pas, c'est qu'il y en a plus.
    Sinon BVRP est encore assez vivant, Ubisoft et Infogrammes font encore un peu de R&D dans les coins, et il y a de très bon produits en gestion comptables et fiscales internationnales (Cartesis,CEGID ). Mais la vraie R&D (à savoir autre chose que de la veille technologique suivie d'implémentation de test "pour voir" ) est morte à peu près partout dans le monde.


    En France, tu n'as quasiement que des SSII, rempli de développeurs qui s'investissent peu dans la R&D, même à titre perso (SSII = vendeur de viande comme diraient certains). Peu de centre de R&D. Aprés on s'étonne de l'hégémonie américaine sur le marché des logiciels.

    C'est clair que si on les boites francaises investissait à fond en R&D (avec le soutien de l'état par exemple) on aurait beaucoup de superbes success-story à la Bull. Et puis Honnêtement si des boites comme Oracle, Microsoft, Symantec ou Apple sont en tête des ventes c'est pas grace à leur section R&D epoustoufflant, je dirais même que c'est au contraire parcequ'elles collent au plus proche de ce qui a déjà été fait les années précédente en rajoutant avec parcimonie une idée rigolote à gauche, une interface soignée à droite et un truc vaguement proprio au millieu.


    Alors là, détrompe toi. Beaucoup de boîtes sont obligés de former des developpeurs parce qu'il n'y a personne sur le marché XUL/Gecko.

    Sans vouloir être vexant c'est un peu normal. Sur mon temps de loisir je joue avec OpenBSD (surtout Carp et PFSync en ce moment), Erlang OTP et XCB (le remplaçant XLib, pas le presse papier). Tous ces trucs sont relativement obscurs, pas franchement très en vogue sur les CV et il est plus que probable que je ne me servirais pas souvent de ces technos en environnement porfessionnel. Seulement voilà, OpenBSD, ERlang et XCB m'aprenne ennormément de choses réutilisables en dehors du contexte direct d'application. Sécurité, qualité de code, redondance de protocole, fiabilité pour OpenBSD; Programmation fonctionnelle, temps réel mou, programmation communiquante et mécanismes asynchrones pour Erlang et pour XCB le protocole X, les mécanismes de messages/signaux internes etc.
    La question est donc pourquoi apprendre le XUL a part pour connaitre le XUL ? Qu'est-ce que je fais de mes connaissances XUL si d'ici deux ans tout le monde laisse tomber ? A quels paradygme nouveau m'ouvre XUL ?
    De la réponse à ces questions résulte l'interet que peut avoir XUL aux yeux d'un epersonen qui n'en a pas besoin professionellement. A mon sens cet interet est très réduit.


    Les technologies évoluants, c'est à toi de te tenir au courant, de te mettre à jour durant toute ta carrière, sous peine de finir dans un placard parce que plus personne n'a plus besoin de tes compétences sur les technos vieilles de 35 ans... Et je te rappelle que ton employeur est dans l'obligation de te payer régulièrement des formations... Mais combien font valoir ce droit ? combien s'investissent dans la mise à jour de leurs compétences ? De ce que j'ai vu en SSII, vraiment qu'une faible minorité. (d'où le "flemard et suiveur").

    Que les ingénieurs en SSII aient du mal avec les formations c'est un fait, généralement il suffit d'assiter uen fois à ce que les "grandes" SSII appellent des formations internes pour savoir que l'on est vachement mieux chez le client (et qu'on y apprend plus au passage). Ensuite la formation bouquin + connexion internet marche pas trop mal si on s'en donne la peine et ca permet d'utiliser le vrai argent à passer des certifications plutôt que des formations, mais bon.
    Ceci étant quand le client demande une formation avant de prendre un gars, la formation se passe à toute allure. Mais une fois de plus ca se borne le plus osuvent à passer trois jours dans un bocal avec douze péquins et un prof. Après ces trois jours tu reoturnes voir ton employeur et tu le regardes droit dans les yeux pour lui dire "Ca y est je maitrise à fond la gestion de domaine Exchange pluggués sur Active Directory " avant de retourner faire 8 mois de java bien basic chez le client.

    Pour se former à quoi que ce soit il faut du temps et de la mise en pratique. Comme le client en a rien à foutre de la techno XUL, que la techno XUL tu n'as pas envie/besoin de t'en servri au quotidien sur ton temps de loisir , ben la techno XUL elle passe à la trappe.

    La question n'est donc pas de traiter de "flemard et suiveur" les informaticiens mais de se psoer (sérieusement) la qestion de savoir ce qui pourrait rendre la techno XUL attractive. Parceque pour l'instant elle a rien pour plaire au néophyte.


    Il faut obligatoirement être chomeur pour postuler à un poste ?

    Pour lacher un poste qui te nourri et qui paye le loyer pour un presque poste presque sur portant sur une techno pas super répandue dans une boite pas super assise financièrement il faut quand même avoir la vocation.


    Même si ils ne sont pas spécialistes, ils peuvent le devenir non ? un chomeur a droit à des heures de formations non ? un chomeur qui veut s'en sortir, il essait d'apprendre de nouvelles compétences non ? (surtout un informaticien, ça devrait être dans ses gênes ce genre de reflexe :-) )

    D'abord le chomeur il a le droit a des formations, mais c'est pas forcément lui qui choisit (même rarement). Ensuite dans la liste des technos qui plaisent au marché du travail et qui sont garantie durable XUL n'arrive une fois de plus pas en tête. Donc le chommeur qui veut s'en sortir il va apprendre Web2.0, Java, J2EE, SAP, Oracle, SQL Server, Active Directory, Sybase, même GAP... mais pas XUL.


    Pour conclure : libre à vous de croire que l'absence critique de compétences XUL est due exclusivement à la flemardise franchouillarde en ce qui concerne les nouvelles technos de moins de 35 ans. Mais ne soyez que moyennement surpris si on se moque de vous qand vous cassez des tables de rage.