Je n'ai pas lu de bouquin du catastrophiste en puissance en effet qu'est Brighelli (on adore toujours ces interventions :) mais je pense qu'il y a quelques points de constat que malheureusement il est parfois seul à énoncer.
Tout d'abord, il serait faux de dire que le niveau général baisse, il y a beaucoup plus de gens qui savent écrire qu'avant. Le problème par contre c'est que je trouve anormal sur des copies (parce que sinon, c'est acceptable d'en faire, je vais surement moi-même en commettre plusieurs avec ce message parce que je le tape vite) d'avoir une faute tous les trois mots chez beaucoup d'élèves en 6ème. Si un gosse n'est pas fichu de sortir de l'élémentaire en sachant écrire convenablement, alors il faut qu'il redouble, point. Après on demande à de tels jeunes de se farcir du Balzac, Hugo, etc, mais c'est totalement incohérent (sans vouloir me la péter, j'étais toujours premier en dictée au collège mais je me sentais loin d'être mûr pour aborder une telle littérature). Là-dessus je pense qu'on en demande parfois trop aux élèves alors qu'ils n'ont en même temps pas les bases (ça va surement beaucoup lui servir au gars qui ne sait pas faire une ligne sans trois fautes dans la lettre de motivation d'avoir lu Musset).
Alors plus tard, après avoir obtenu le bac et en commettant toujours trois fautes par ligne, le jeune se retrouve dans les études supérieures. Même pour des disciplines où cela peut être considéré comme moins grave comme dans certaines consacrées à des sciences et techniques, ça le deviendra quand même pour le boulot peut-être. Alors pour ce qui est des disciplines qui requièrent une bonne maîtrise comme les sciences juridiques, c'est le pompon. Là il y a des étudiants qui arrivent à se retrouver en master2 (je ne sais pas comment c'est ailleurs, mais arriver en master2 en droit, c'est très difficile) en commettant des erreurs impardonnables et ces jeunes se verront obligés de perdre un ou deux mois à redresser un tel handicap fruit d'une négligence accumulée sur les trois quarts de leur vie sans quoi ils vont se faire lyncher !
Bref, je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre. Je ne cherche pas à défendre cet auteur mais je pense néanmoins que en ce qui concerne l'ortografe et la grand-mère, on ferait bien de s'inquiéter parce que ça devient lamentable (et pitié messieurs de l'éducation nationale, ne faites pas ingurgiter du Bovary à un gosse de 12 ans qui n'en a rien à foutre et qui fait une faute tous les trois mots, faites-lui bûcher le Bescherelle ! ).
[^] # Re: C'était mieux avant.
Posté par sirrus . En réponse au journal Référentiel des métiers. Évalué à 5.
Tout d'abord, il serait faux de dire que le niveau général baisse, il y a beaucoup plus de gens qui savent écrire qu'avant. Le problème par contre c'est que je trouve anormal sur des copies (parce que sinon, c'est acceptable d'en faire, je vais surement moi-même en commettre plusieurs avec ce message parce que je le tape vite) d'avoir une faute tous les trois mots chez beaucoup d'élèves en 6ème. Si un gosse n'est pas fichu de sortir de l'élémentaire en sachant écrire convenablement, alors il faut qu'il redouble, point. Après on demande à de tels jeunes de se farcir du Balzac, Hugo, etc, mais c'est totalement incohérent (sans vouloir me la péter, j'étais toujours premier en dictée au collège mais je me sentais loin d'être mûr pour aborder une telle littérature). Là-dessus je pense qu'on en demande parfois trop aux élèves alors qu'ils n'ont en même temps pas les bases (ça va surement beaucoup lui servir au gars qui ne sait pas faire une ligne sans trois fautes dans la lettre de motivation d'avoir lu Musset).
Alors plus tard, après avoir obtenu le bac et en commettant toujours trois fautes par ligne, le jeune se retrouve dans les études supérieures. Même pour des disciplines où cela peut être considéré comme moins grave comme dans certaines consacrées à des sciences et techniques, ça le deviendra quand même pour le boulot peut-être. Alors pour ce qui est des disciplines qui requièrent une bonne maîtrise comme les sciences juridiques, c'est le pompon. Là il y a des étudiants qui arrivent à se retrouver en master2 (je ne sais pas comment c'est ailleurs, mais arriver en master2 en droit, c'est très difficile) en commettant des erreurs impardonnables et ces jeunes se verront obligés de perdre un ou deux mois à redresser un tel handicap fruit d'une négligence accumulée sur les trois quarts de leur vie sans quoi ils vont se faire lyncher !
Bref, je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre. Je ne cherche pas à défendre cet auteur mais je pense néanmoins que en ce qui concerne l'ortografe et la grand-mère, on ferait bien de s'inquiéter parce que ça devient lamentable (et pitié messieurs de l'éducation nationale, ne faites pas ingurgiter du Bovary à un gosse de 12 ans qui n'en a rien à foutre et qui fait une faute tous les trois mots, faites-lui bûcher le Bescherelle ! ).