• [^] # Re: .

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Il ne faut pas être plus royaliste que le roi. Évalué à 2.

    tout à fait d'accord. J'ai vu carrément la différence entre ceux qui avait choisi de faire quelque chose de leur service militaire (même si ils préféraient faire autre chose), et ceux qui avait choisi de "subir", qui y allait donc à reculons.

    J'ai fait parti de la première catégorie. J'ai donc pas fait chier mon monde, pas fait le schtroumpf grincheux, j'ai respecté ma hierarchie, j'ai montré qu'il n'y aurait pas de soucis avec moi, et j'ai fait ce qu'il fallait, administrativement parlant (preparation militaire, volontaire outre mer etc.), pour avoir une affectation qui soit pas 10 mois de galère, et qui soit un minimum interressant.

    Résultat : à part les 3 semaines de prepa militaire, (donc l'equivalent des classes), j'ai pas tenu un fusil de tout mon service (sauf pour 2-3 défilés), j'ai pas crapahuté dans la boue et la jungle et je me suis retrouvé dans un monde plutôt interressant humainement et techniquement : l'aeronavale. Et qui plus est, en Polynésie. 10 mois de club med militaire.

    Alors bien sûr, il y a une part de chance (poste vacant, l'humeur du type qui t'affecte etc), il y en a qui bien sûr n'ont pas eu la chance d'avoir l'affectation qu'ils esperaient, mais la façon dont on aborde le service joue aussi beaucoup. Les appelés qui étaient comme moi à Tahiti n'étaient pas des refractaires. Par contre, ceux qui jouaient aux cons pendant les classes, se sont retrouvés avec des affectations.. à la con justement.

    À coté de ça, le service jouait un rôle social. Ce mélange de personnes venant de tous milieu, de tous horizon, tout le monde à la même enseigne, fait bien mieux prendre conscience des réalités de la société que le journal de 20h. ces relations "melting-pot" fut plutôt enrichissante pour ma part, culturellement et humainement parlant. Ça a été l'occasion de sortir de mon train train quotidien et de se rendre compte qu'il existe autre chose que sa petite vie de banlieusard. (j'aurais été affecté sur un remorqueur à cherbourg, cela n'aurait pas changé grand chose sur cet état de fait, il y a juste les cocotiers en moins).