<cite>Après tout, il n'y a pas eu besoin de casser IBM en petits morceaux pour qu'ils se viandent..</cite>
Pas tout à fait : IBM a, il me semble été cassé en deux lors d'un procès anti trust vers la fin des années 70 (c'est à vérifier, mais il me semble que ses activités de fondeur et de constructeur/assembleur de PC ne font pas partie de la même boîte administrativement parlant ; c'était en tout cas une raison invoquée il y a quelques années par quelque mag-micro-pro pour expliquer qu'IBM n'utilisait pas dans ses machines les puces de techno AMD qu'il était en droit de vendre sous sa propre marque).
Et quid du choix de sous-traiter une partie de la conception du PC à Intel/Krosoft ? Il ne s'agissait pas seulement d'une question de temps : IBM sortait alors de sous procès pour abus de position dominante, et c'est une administration démocrate qui gouvernait les US ; IBM était donc contraint de faire bonne figure en choisissant des technos plus ouvertes... avant de s'en mordre les doigts.
Un peu plus tard, constatant que les cloneurs lui grignotaient des parts de marché avec la bénédiction de ses deux partenaires, et que la puissance des micro allait faire de l'ombre à ses minis, IBM décida de lancer le PS/2 (les républicains étaient arrivés aux commandes et le climat était donc moins hostile) : puce i286 (qui était sous-exploitée dans son mode "compatible 8086), technos propriétaires, OS/2 (ce qui n'a pas fait plaisir à kro. D'ailleurs billou a réussi à obtenir le droit de s'occuper d'une version de OS/2 pour archi non-Intel, quand les deux se sont fachés, cette version est devenue NT et ne tourne plus aujourd'hui que sur proc Intel), politique de license agressive (les assembleurs devaient payer pour les clones de PC qu'ils avaient vendus pour obtenir une license de PS/2).
Résultat prévisible : flop complet. Le mal était fait (le 386 est apparu, billou a fait le forcing sur Windows, ...).
Moralité : ce n'est pas un démantellement qui a fait perdre la face à IBM (sur cette période), mais le procès l'a bien aidé.
[^] # Re: Justice d'Etat ?
Posté par Pierre Tramo . En réponse à la dépêche Microsoft restera "entier". Évalué à 5.
Pas tout à fait : IBM a, il me semble été cassé en deux lors d'un procès anti trust vers la fin des années 70 (c'est à vérifier, mais il me semble que ses activités de fondeur et de constructeur/assembleur de PC ne font pas partie de la même boîte administrativement parlant ; c'était en tout cas une raison invoquée il y a quelques années par quelque mag-micro-pro pour expliquer qu'IBM n'utilisait pas dans ses machines les puces de techno AMD qu'il était en droit de vendre sous sa propre marque).
Et quid du choix de sous-traiter une partie de la conception du PC à Intel/Krosoft ? Il ne s'agissait pas seulement d'une question de temps : IBM sortait alors de sous procès pour abus de position dominante, et c'est une administration démocrate qui gouvernait les US ; IBM était donc contraint de faire bonne figure en choisissant des technos plus ouvertes... avant de s'en mordre les doigts.
Un peu plus tard, constatant que les cloneurs lui grignotaient des parts de marché avec la bénédiction de ses deux partenaires, et que la puissance des micro allait faire de l'ombre à ses minis, IBM décida de lancer le PS/2 (les républicains étaient arrivés aux commandes et le climat était donc moins hostile) : puce i286 (qui était sous-exploitée dans son mode "compatible 8086), technos propriétaires, OS/2 (ce qui n'a pas fait plaisir à kro. D'ailleurs billou a réussi à obtenir le droit de s'occuper d'une version de OS/2 pour archi non-Intel, quand les deux se sont fachés, cette version est devenue NT et ne tourne plus aujourd'hui que sur proc Intel), politique de license agressive (les assembleurs devaient payer pour les clones de PC qu'ils avaient vendus pour obtenir une license de PS/2).
Résultat prévisible : flop complet. Le mal était fait (le 386 est apparu, billou a fait le forcing sur Windows, ...).
Moralité : ce n'est pas un démantellement qui a fait perdre la face à IBM (sur cette période), mais le procès l'a bien aidé.
C'était juste une (toute) petite rectification.