• [^] # Re: d'accord.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Mes 5 min avec Hubert-Félix Thiéfaine. Évalué à 7.

    Je suis personnellement contre les DRM et contre la licence globale que je trouve une abbération.
    Je ne pense pas que l'un ou l'autre soit une aberration, il est toujours intéressant de rechercher une autre forme d'économie voire de société. Après peut-être qu'il est trop tôt, trop tard, que c'est trop idéaliste ou pas assez audacieux, trop tyrannique ou permissif, trop contraignant, trop risqué... Bref, en gros une question de point de vue.
    Je ne dis pas que c'est bien, je dis juste que ce n'est pas forcément une abérration, c'est juste en faveur des intérêts de certaines personnes, et en défaveur d'autres personnes.
    L'aberration serait de vouloir démultiplier des pains dans une boulangerie et ce avec un apport d'énergie moindre que ce qu'il faut pour en produire un seul. Or il n'est pas question de ça ici, je pense qu'on l'aura compris ;)

    Et pourquoi pas après la licence globale pour la musique, une licence globale pour les films... et puis... une licence globale pour les jeux vidéo, une licence globale pour les textes, les romans, les logiciels, etc. que l'on peut aussi télécharger illégament sur le net.
    Tu peux rassembler toutes ces idées en une seule : pourquoi pas une licence globale pour les 1⁄2uvres de diffusion. Par contre, il n'est pas nécessaire de parler d'illégalité quand une licence devrait faire basculer cette illégalité dans la légalité.

    Selon l'impression première que j'en ai, il ne s'agit pas tant que ça d'une abérration : le podcasting, les systèmes d'aggrégation, le streaming font partie de l'internet de demain (et d'aujourd'hui). Avec Freenet, Réseau citoyen etc. tu ne chercheras pas forcément un fichier sur ton disque dur, mais tu le trouvera quelque part sur le support de stockage géant que devient internet. Internet n'étant lui même qu'un réseau qui peut se multiplier et se superposer et non pas Le Réseau ultime. Une des idées de la licence globale était de rechercher un moyen de traçabilité pour savoir à qui appartient ce sample musical copié dans tel morceau (pour prendre un exemple musical) écrit par telle et telle personne et écouté par 3000 personnes à l'heure qu'il est. Cependant c'est quasiment impossible, car il y a d'une part un risque d'espionnage des données personnelles, et puis un risque de manipulation de données par des malins qui feraient croire que tous les samples viennent de chez eux. Donc il y a autant de contraintes que dans les DRM mais ça a le mérite de se rapprocher de quelque chose de vrai, une évolution de la société : qu'on le veuille on non on va avoir de plus en plus d'1⁄2uvres de diffusion à disposition, sous de multiples formes de licences. De plus, l'exigence de qualité et de diversité ne sera pas forcément la même qu'à notre époque du "déjà dans les ba-ba-baaacs !"

    Enfin pour revenir à "l'injustice" pour ceux qui n'écouteraient pas de musique, ou de temps en temps, est-ce choquant qu'une personne qui paie 30 ¤ (par ex) pour consulter ses mails trois fois par jour paie aussi cher que celui qui téléphone/blogue/télécharge/matte la TV par ADSL/podcaste/joue à Duke Nukem Forever online/pirate le pentagone ? Peut-être, mais pas abérrant ;)