• # Microélectronique

    Posté par . En réponse au journal logiciels de CAO sur Linux. Évalué à 7.

    En microélectronique c'est plutôt le contraire, les logiciels tournant sous windows sont très rares. Le couple Opteron + Linux est en train de devenir un standard qui remplace Sparc + Solaris ou PA-RISC + HP-UX.

    Résultat, c'est la course à l'armement chez les fabricants de circuits, avec des clusters de plusieurs centaines de CPUs. Ils ont des besoins en calcul de plus en plus énormes ,avec la réduction de leurs coûts (ben oui, un serveur opteron + une licence RHEL c'est bien moins cher qu'une machine sparc ou pa-risc) ils hésitent moins.

    Quant au fait d'avoir un système avec une licence libre, on a le même problème en microélectronique (nda: je bosse pour une boite qui fait des logiciels pour ce secteur). Le marché est trop petit, il n'y a pas d'avantage à ce que les logiciels soient ouverts.

    Il n'y aurait personne chez les utilisateurs qui aurait l'envie d'aller regarder le code source et de proposer des améliorations. Les principales raisons étant qu'ils n'ont pas le temps et pas les compétences (ce ne sont pas des développeurs, mais des physiciens, et le peu de code qu'ils produisent est cracra à souhait).

    Trouver des développeurs externes serait quasiment impossible, pour les raisons inverses: il faut des développeurs qui comprennent aussi la microélectronique, la lithographie, etc. La seule possibilité viendrait des universitaires, mais de ce côté là rien de probant n'est sorti dans ce domaine.

    Je pense que c'est une des limites de l'open source: les logiciels ultra-spécialisés pour des marchés de niche. Soit un logiciel libre arrive dans un marché tout neuf et il a une chance, soit il y a déjà une grosse compétition et c'est impossible. Quand je dis marché de niche, je parle d'une cinquantaine de sociétés dans le monde, pas plus. Ces sociétés développaient de manière assez courante leurs propres simulateurs/outils il y a encore quelques années. Maintenant ils préfèrent se concentrer sur la "glue" entre outils provenant de sociétés spécialisées.