• [^] # Re: L'idée est bonne...

    Posté par . En réponse au journal Corrompre le système de l'intérieur. Évalué à 4.

    Bon, étant donné que je suis l'auteur du message qui t'as perturbé, je vais essayer de réparer en expliquant un peu (il y aura forcément des simplifications) :
    - Une société possède un capital social (du brouzouf et du matériel) qui lui sert de fondation (p.ex. comme garantie).
    - Société / social : il y a plusieurs personnes associées qui participent à la société et donc au capital (par du pognon, du matériel ou des capacités/connaissances).
    - On décide donc de partager les risques/bénéfices de l'entreprise (au sens premier : l'aventure) en partageant au pro-rata du capital investi : les actions.
    - Pour le partage des bénéfices, et bien lorsque la société en fait, elle peut décider d'en donner une partie aux actionnaires : elle distribue des dividendes (toujours sur la base du nombre d'actions).
    - On partage aussi les décisions avec les actions (mais on peut séparer les actions en actions qui donnent droit au vote et en actions qui ne donnent pas droit au vote, pour éviter de trop diluer la décision).
    - Outre le fait que les actionnaires ont (souvent) le droit de vendre leurs actions, la société peut aussi avoir envie de créer d'autres actions.
    - Pour investir, une société le fait souvent par prêts (c'est rare d'avoir le cash et même si elle l'a, emprunter est moins risqué et moins cher) ; en tout cas, elle a besoin de garanties : elle a parfois besoin d'augmenter son capital (et elle doit le transformer en cash).
    - Pour augmenter son capital et son cash, la société va se vendre en partie : elle va proposer de prendre part au capital, elle offre des actions.
    - Le prix des actions (à la vente) n'est pas directement proportionnel au capital mais est aussi en relation avec l'actif de la société (= cash flow, créances, marchandises, stocks, etc.).
    - Une fois libérées, les actions sont un produit, comme les patates ou le charbon. Cela veut dire que leur prix est celui que les acheteurs veulent bien payer (loi de l'offre et de la demande). La santé de la société entre parfois dans les considérations des acheteurs/vendeurs pour savoir si l'action sera demandée ou pas. Mais si l'on regarde bien les cours et la santé de la société, la corrélation est très faible (la proximité d'un chiffre rond semble plus important !).

    Pour revenir au sujet du journal, à moins de pouvoir participer à hauteur de (en général) 5% (mais plus, c'est mieux ;o), on est un « petit porteur », qui n'est là que pour grapiller/récolter les miettes (qu'« on » veut bien lui laisser), pas pour prendre les décisions (circulez...). Il suffit de voir les affaires célèbres : canal de Suez, canal de Panama, Eurotunnel..., tout un tas d'affaires où l'on a fait croire aux petits porteurs qu'ils pourraient participer aux énormes bénéfices potentiels de ces grandes entreprises, comme des grands (qui, eux, savent et peuvent se prémunir de ce genre de risques).