...Et qu'en plus on n'a pas envie de contribuer à la dérive actuelle du capitalisme financier et de se faire éclater la prochaine bulle spéculative à la gueulle. D'autant plus qu'on a envie d'investir à long terme, sur des affaires qui nous plaisent, et que l'on comprends.
Bref, pour améliorer l'économie de marché, il faudrait commencer par mettre en place l'idée de l'économiste libéral Tobin de façon à valoriser les investissements de long terme contrairement à ceux de court terme (moins d'une journée, c'est pas crédible).
Pour les fonds de pension à la française : il en faudrait au moins un d'éthique (10% ça suffit, on n'exige pas 30%, les ventes d'arme est-ce bien nécessaire, hum ces nikes viennent d'un goulag on dirait)...
Enfin, je voudrais plus de transparence de la part des entreprises avant de placer mes billes (Ah mais zut, je n'ai pas de billes) : ce directeur est-il trop payé à mon goût, est-ce qu'il y a des nanas dans le CA, l'ambiance est bonne pour les salariés...
Pour répondre à ta question, les gens ne veulent pas acheter d'actions pour ne pas se retrouver en contradiction avec eux-même. On a déjà du mal quand on va au supermarché à choisir entre éthique, bonne bouffe et porte-monnaie. Et puis l'argent c'est sale. Et puis la vie est courte, on n'a pas envie de s'emmerder à s'intéresser à toutes ces entreprises barbantes. Du coup le grand public ne s'y intéresse pas. Du coup, elles restes barbantes. Surtout elles paraissent énormément cynique avec leurs licenciements, particulièrement en France où l'on est encore sur le modèle du plein emploi à vie, avec une obligation morale pour l'entreprise de garantir l'avenir profesionnel de ses salariés.
Je me pose la même question à propos des bars non-fumeurs. Désormais de nombreuses personnes souhaitent aller dans des bars non-fumeurs. Il y a une demande. Mais l'offre ne suit pas. L'économie de marché a souvent besoin d'un petit coup de pouce, on dirait ;-)
Bref, plutôt que d'avoir à investir dans des fonds éthiques pour rester en cohérence avec soi-même, on préfère obliger l'Etat à être solidaire à notre place. Et ça se défend vu l'époque. Par contre, autant le faire le plus intelligemment possible. Et là par contre on en est loin : plus les gens angoissent, plus ils sont paranos, et plus ils bloquent toutes les adaptations en essayant de revenir aux 30 glorieuses, et plus la précarité avance, et ainsi de suite ;-)
[^] # Re: PLUTOT l'ANPE QUE LE CPE !
Posté par Séverin Tagliante-Saracino . En réponse au journal Le troll politique du jour. Évalué à 1.
Bref, pour améliorer l'économie de marché, il faudrait commencer par mettre en place l'idée de l'économiste libéral Tobin de façon à valoriser les investissements de long terme contrairement à ceux de court terme (moins d'une journée, c'est pas crédible).
Pour les fonds de pension à la française : il en faudrait au moins un d'éthique (10% ça suffit, on n'exige pas 30%, les ventes d'arme est-ce bien nécessaire, hum ces nikes viennent d'un goulag on dirait)...
Enfin, je voudrais plus de transparence de la part des entreprises avant de placer mes billes (Ah mais zut, je n'ai pas de billes) : ce directeur est-il trop payé à mon goût, est-ce qu'il y a des nanas dans le CA, l'ambiance est bonne pour les salariés...
Pour répondre à ta question, les gens ne veulent pas acheter d'actions pour ne pas se retrouver en contradiction avec eux-même. On a déjà du mal quand on va au supermarché à choisir entre éthique, bonne bouffe et porte-monnaie. Et puis l'argent c'est sale. Et puis la vie est courte, on n'a pas envie de s'emmerder à s'intéresser à toutes ces entreprises barbantes. Du coup le grand public ne s'y intéresse pas. Du coup, elles restes barbantes. Surtout elles paraissent énormément cynique avec leurs licenciements, particulièrement en France où l'on est encore sur le modèle du plein emploi à vie, avec une obligation morale pour l'entreprise de garantir l'avenir profesionnel de ses salariés.
Je me pose la même question à propos des bars non-fumeurs. Désormais de nombreuses personnes souhaitent aller dans des bars non-fumeurs. Il y a une demande. Mais l'offre ne suit pas. L'économie de marché a souvent besoin d'un petit coup de pouce, on dirait ;-)
Bref, plutôt que d'avoir à investir dans des fonds éthiques pour rester en cohérence avec soi-même, on préfère obliger l'Etat à être solidaire à notre place. Et ça se défend vu l'époque. Par contre, autant le faire le plus intelligemment possible. Et là par contre on en est loin : plus les gens angoissent, plus ils sont paranos, et plus ils bloquent toutes les adaptations en essayant de revenir aux 30 glorieuses, et plus la précarité avance, et ainsi de suite ;-)