Spécificité Française oblige, dans les écoles d'ingénieur, de commerce, et toutes les autres, on continue de travailler, et on se moque bien du CPE.
Des prépas ont défilé avec les étudiants hier (à Nantes). C'est carrément exceptionnel puisque les prépas par définition préparent des concours.
Le problème, surtout c'est que la fac est completement déconnectée du monde réel, et que les élites (celles qui deviennent politiques, patrons du CAC 40 mangeurs de salariés, cadres sup) passent pas trop par les facs.
Les universités sont le genre de lieu ou l'on innove au profit du reste du monde.
Un exemple parmis 1000 : les piles de ton appareil photo (sisi, les super NiMh qu'on trouve partout), tu crois que ce sont des ingénieurs qui les ont inventées ?
L'université est l'un des rares endroits en France qui « fabrique » des étudiants supérieur (comprendre : ayant fait de longues études) qui serviront à autre chose que « brasser du vent » (commerciaux, politiques, patrons du CAC 40 mangeurs de salarié, cadres sup). Ce n'est peut-être pas direct (comprendre « un investissement à court terme »), mais l'innovation et la recherche est un sacré moteur de l'économie qui permet de faire vivre les autres, ceux qui brassent. Ils ne faudraient pas qu'il l'oublient.
Pour rebondir sur un commentaire précédent, quand à la fac un de nos soucis est de savoir si les examens vont pouvoir se dérouler correctement à cause du froid parce qu'on a pas moyen de chauffer les locaux[1], que les rideaux servent a effacer les tableaux parce qu'il n'y a pas de brosse et que les bâtiments ont 50 ans de trop, c'est sûr que l'on est un tout petit peu plus enclin à se mettre en colère que des étudiants de « grandes » écoles, qui coutent beaucoup plus cher à l'état et qui paient chers leurs études, qui n'en ont rien à foutre parce qu'eux auront facilement une situation. Il ne faudrait pas oublier non plus que les grandes écoles ne sont pour la plupart accessible qu'à une partie aisée de la population (à quelques exceptions près d'étudiants ayant accepté de se trancher les veines en s'endettant pour 15 ans avant même de commencer leurs études supérieures).
Alors que les facs gueulent, forcément, en haut lieu, on en a rien à foutre.
Les « haut-lieu » feraient bien d'être un peu plus humble et de remercier les ouvriers de la science qui ont découvert les antibiotiques, la radioactivité et les traitements contre le cancer, qui soignent leurs enfants, leur permettent de consommer de l'électricité à gogo et de bouffer comme des porcs.
Les universités de type nord-américain, saibon, mangézan.
Ah ah ! Je ne sais pas si tu as déjà foutu les pieds dans ce genre d'université (moi non plus), mais il me semble que c'est loin d'être l'ouverture dont tu parles : les étudiants sont dans le microcosme du campus, mangent campus, boivent campus et pensent campus. On est très loin de l'ouverture et de l'intégration que tu réclames.
La fac n'est pas déconnectée du monde réel. En revanche, le monde réel tend de plus en plus à vouloir la déconnecter (baisse des investissement de la recherche, autonomie des universités ou aujourd'hui « pourrissage sur pieds » des mouvements de protestations qui vont nous coûter cher).
[1] en 2002 j'ai passé une épreuve avec un huissier à côté de moi qui relevait les températures.
[^] # Re: Et pendant ce temps là...
Posté par Duncan Idaho . En réponse au journal [HS] Le droit de grève. Évalué à 5.
Des prépas ont défilé avec les étudiants hier (à Nantes). C'est carrément exceptionnel puisque les prépas par définition préparent des concours.
Les universités sont le genre de lieu ou l'on innove au profit du reste du monde.
Un exemple parmis 1000 : les piles de ton appareil photo (sisi, les super NiMh qu'on trouve partout), tu crois que ce sont des ingénieurs qui les ont inventées ?
L'université est l'un des rares endroits en France qui « fabrique » des étudiants supérieur (comprendre : ayant fait de longues études) qui serviront à autre chose que « brasser du vent » (commerciaux, politiques, patrons du CAC 40 mangeurs de salarié, cadres sup). Ce n'est peut-être pas direct (comprendre « un investissement à court terme »), mais l'innovation et la recherche est un sacré moteur de l'économie qui permet de faire vivre les autres, ceux qui brassent. Ils ne faudraient pas qu'il l'oublient.
Pour rebondir sur un commentaire précédent, quand à la fac un de nos soucis est de savoir si les examens vont pouvoir se dérouler correctement à cause du froid parce qu'on a pas moyen de chauffer les locaux[1], que les rideaux servent a effacer les tableaux parce qu'il n'y a pas de brosse et que les bâtiments ont 50 ans de trop, c'est sûr que l'on est un tout petit peu plus enclin à se mettre en colère que des étudiants de « grandes » écoles, qui coutent beaucoup plus cher à l'état et qui paient chers leurs études, qui n'en ont rien à foutre parce qu'eux auront facilement une situation. Il ne faudrait pas oublier non plus que les grandes écoles ne sont pour la plupart accessible qu'à une partie aisée de la population (à quelques exceptions près d'étudiants ayant accepté de se trancher les veines en s'endettant pour 15 ans avant même de commencer leurs études supérieures).
Les « haut-lieu » feraient bien d'être un peu plus humble et de remercier les ouvriers de la science qui ont découvert les antibiotiques, la radioactivité et les traitements contre le cancer, qui soignent leurs enfants, leur permettent de consommer de l'électricité à gogo et de bouffer comme des porcs.
Ah ah ! Je ne sais pas si tu as déjà foutu les pieds dans ce genre d'université (moi non plus), mais il me semble que c'est loin d'être l'ouverture dont tu parles : les étudiants sont dans le microcosme du campus, mangent campus, boivent campus et pensent campus. On est très loin de l'ouverture et de l'intégration que tu réclames.
La fac n'est pas déconnectée du monde réel. En revanche, le monde réel tend de plus en plus à vouloir la déconnecter (baisse des investissement de la recherche, autonomie des universités ou aujourd'hui « pourrissage sur pieds » des mouvements de protestations qui vont nous coûter cher).
[1] en 2002 j'ai passé une épreuve avec un huissier à côté de moi qui relevait les températures.