Le problème c'est : il faut se faire entendre, faire passer le message.
Des étudiants qui font grêves et qui ne vont pas à la fac : c'est gentil mais ca gêne personne, tout le monde s'en fou, le message ne passe pas.
Pour faire passer un message en France, il n'y a qu'une solution : "concerner" les gens. Comme ca ils ne s'en foutent pas. Bref, il faut les "impliquer" d'une manière ou d'une autre.
Maintenant y'a 3 méthodes :
- tu arrêtes de travailler, et tu fais chier tous ceux sui dépendent de ton travail. Comme je l'ai dis, pour des étudiants, ils ne gênent qu'eux même.
- tu fais une manif : tu fais chier les commercant, les bado, les automobilistes, etc. Ces gens là vont se braquer et n'en ont globalement rien à cirer de tes problèmes.
- tu tente de concerner les personnes qui sont susceptibles d'accrocher le message. Dans le contexte, les jeunes sont les premiers concernés : c'est encore dans les facs et dans les lycées qu'ils sont le plus regroupés et donc le plus facile à atteindre. Maintenant on en revient au principe de base : il faut les concerner. Comment ? Bloquer les classes apportent plusieurs avantages : ils sont "forcement" concernés, ils sont donc "obligés" de s'intéresser au problème. Avantage numéro 2 : ceux qui se casse le cul à défendre nos droits ne vont pas être les seuls exclu des exams (alors qu'ils se battent pour tout le monde) : tout le monde est sur le même pied d'égalité, et les exams se dérouleront forcement en retard, mais pour tout le monde pareil. Avantage numéro 3 : certains n'osaient pas s'impliquer au détriment de leurs études, en l'absence de cours ils s'impliquent plus facilement.
Au final de toute façon les jeunes expriment un mécontentement, ils n'en ont strictement rien à cirer que ca soit légal ou pas, ils ont leur conviction qui leur fait dire que de toute façon la loi n'est pas juste (puisque justement ils contestent les choix de ceux qui les votent).
Maintenant moi je croyais pas trop au blocage, je m'attendais à ce que les étudiants grêvistes se retrouvent isolés et conspués par leurs camarades pour entrave à leur liberté d'étudier. Forcer de constater que cela a eu l'effet inverse, et que la mobilisation n'a été que plus forte. C'est que le fond a justifié la forme. Au final c'est le résultat qui compte : une prise de conscience d'un plus grand nombre.
Comme qui dirait, la fin justifie les moyens.
Sachant qu'il faut 80% de réussite au bac, le bac a-t-il encore une valeur ?
Y'a un risque si le conflit s'éternise, que la année 2006 soit considéré comme un bac "spécial", comme le fut dans le passé certaines promotion. Il est donc impératif que le gouvernement réagisse pour sortir de l'impasse, il est encore tant d'éviter un gâchi générationnel, un simple décalage d'1 ou 2 mois des exams limitera largement la casse. Au dessus de 2 mois de conflit, c'est toute une promotion qui est sacrifiée.
# mon avis
Posté par TImaniac (site web personnel) . En réponse au journal [HS] Le droit de grève. Évalué à 5.
Des étudiants qui font grêves et qui ne vont pas à la fac : c'est gentil mais ca gêne personne, tout le monde s'en fou, le message ne passe pas.
Pour faire passer un message en France, il n'y a qu'une solution : "concerner" les gens. Comme ca ils ne s'en foutent pas. Bref, il faut les "impliquer" d'une manière ou d'une autre.
Maintenant y'a 3 méthodes :
- tu arrêtes de travailler, et tu fais chier tous ceux sui dépendent de ton travail. Comme je l'ai dis, pour des étudiants, ils ne gênent qu'eux même.
- tu fais une manif : tu fais chier les commercant, les bado, les automobilistes, etc. Ces gens là vont se braquer et n'en ont globalement rien à cirer de tes problèmes.
- tu tente de concerner les personnes qui sont susceptibles d'accrocher le message. Dans le contexte, les jeunes sont les premiers concernés : c'est encore dans les facs et dans les lycées qu'ils sont le plus regroupés et donc le plus facile à atteindre. Maintenant on en revient au principe de base : il faut les concerner. Comment ? Bloquer les classes apportent plusieurs avantages : ils sont "forcement" concernés, ils sont donc "obligés" de s'intéresser au problème. Avantage numéro 2 : ceux qui se casse le cul à défendre nos droits ne vont pas être les seuls exclu des exams (alors qu'ils se battent pour tout le monde) : tout le monde est sur le même pied d'égalité, et les exams se dérouleront forcement en retard, mais pour tout le monde pareil. Avantage numéro 3 : certains n'osaient pas s'impliquer au détriment de leurs études, en l'absence de cours ils s'impliquent plus facilement.
Au final de toute façon les jeunes expriment un mécontentement, ils n'en ont strictement rien à cirer que ca soit légal ou pas, ils ont leur conviction qui leur fait dire que de toute façon la loi n'est pas juste (puisque justement ils contestent les choix de ceux qui les votent).
Maintenant moi je croyais pas trop au blocage, je m'attendais à ce que les étudiants grêvistes se retrouvent isolés et conspués par leurs camarades pour entrave à leur liberté d'étudier. Forcer de constater que cela a eu l'effet inverse, et que la mobilisation n'a été que plus forte. C'est que le fond a justifié la forme. Au final c'est le résultat qui compte : une prise de conscience d'un plus grand nombre.
Comme qui dirait, la fin justifie les moyens.
Sachant qu'il faut 80% de réussite au bac, le bac a-t-il encore une valeur ?
Y'a un risque si le conflit s'éternise, que la année 2006 soit considéré comme un bac "spécial", comme le fut dans le passé certaines promotion. Il est donc impératif que le gouvernement réagisse pour sortir de l'impasse, il est encore tant d'éviter un gâchi générationnel, un simple décalage d'1 ou 2 mois des exams limitera largement la casse. Au dessus de 2 mois de conflit, c'est toute une promotion qui est sacrifiée.